Le Chant de nos filles : Le livre de Deb Spera

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1924, Caroline du Sud.
Alors que la région a vu ses plantations et son économie dévastées, Gertrude, mère de quatre enfants, doit prendre une décision terrible. Elle est prête à tout pour sauver ses filles de la famine et échapper à son mari violent. Retta, elle, navigue dans un monde difficile en tant qu'esclave affranchie employée par les Coles, autrefois propriétaires de sa famille.
Enfin, Annie Coles, la matriarche, doit faire face à la sinistre vérité qui a déchiré les siens.
Ces trois femmes n'ont apparemment rien en commun. Mais le destin va pourtant les unir, lorsque chacune décidera de faire face, à sa manière, pour que prennent fin les injustices...

De (auteur) : Deb Spera
Traduit par : Typhaine Ducellier

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Expérience de lecture

Avis des libraires

" Un premier roman magnifique porté par une écriture saisissante de sensibilité et de justesse. Deb Spera dépeint cet univers pétri de conventions et de non-dits. Cette époque corsetée d'interdits dans laquelle chacun est censé connaître sa place et y rester : les Yankees avec les Yankees, les noirs avec les noirs, les pauvres avec les pauvres. "|Caroline Castets
Décideurs Magazine
" Ce roman, incroyablement maîtrisé, oscille entre les secrets de famille de trois mères. Vous serez brûlée par le soleil, horrifiée par les conditions de ces héroïnes autant que subjuguée par leur courage. "
Avantages
" Les personnages étaient tellement bien développés et indéniablement attachants qu'elles me manquent réellement maintenant que j'ai terminé ce roman. "|Stéphanie
Une souris et des livres (Wordpress)
" L'auteure Deb Spera nous fait toucher la misère du doigt, nous poussant ainsi à abandonner toutes nos illusions pour partager le temps d'une claque littéraire le difficile quotidien de ces femmes, pour qui nécessité fait loi. " |Lise Mairesse
Douceur de lire (Wordpress)

Avis Babelio

inesperluette

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 2 semaines

Certains auteurs ont le don de nous faire voir et ressentir les choses en quelques mots. Ici pas de longues descriptions et pourtant, je voyais les marais, sentais les bestioles me piquer les mollets, savourais la nourriture après une période de famine, et même si les personnages sont très peu décrits, j'ai eu l'impression qu'ils prenaient vie sous mes yeux. Dès les premières lignes, on comprend que ce ne sera pas une histoire légère, mais nous ne pouvons pas décrocher. J'ai été entraînée dans la Caroline du Sud des années 20, j'ai senti le racisme, l'injustice et le machisme de ces lieux, et au cœur de tout cela, trois femmes très différentes, mais portant chacune un lourd fardeau. C'est un roman choral addictif et percutant qui a su me ravir.

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Carolivra

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

« Le chant de nos filles » entremêlent trois voix féminines, aux Etats-Unis, pendant la grande dépression des années 20. Annie est une femme riche, dont la famille a fait fortune dans le coton. Elle possède une usine dans laquelle elle fait confectionner des chemises. Retta est sa bonne, noire, mariée à Odell pour lequel elle voue un amour grandiose. Gertrude, femme blanche pauvre, a quitté son mari violent et alcoolique, ses quatre filles sous le bras. De gré ou de force, ces trois femmes vont se retrouver liées… Le rythme de ce roman s’écoule au son des voix de ces femmes, toutes brisées, privées de liberté à moment ou à autre de leur vie. La période de la grande dépression jette des familles dans la misère la plus totale à commencer par Gertrude et ses filles. Le début du roman nous les présente dans une précarité extrême: la famine, la maladie, le dénuement total sont de la partie. C’est grâce à d’autres femmes que Gertrude va entrapercevoir une lueur d’espoir. Le personnage qui m’a le plus plu est Retta, esclave affranchie de première génération. Elle a le coeur sur la main que ce soit pour s’occuper de Mary, la dernière fille de Gertrude ou pour se dévouer à son époux Odell. Leur relation est magnifique et bien décrite. Si j’ai aimé suivre le parcours de ces trois femmes, il m’a cependant manqué un petit quelque chose pour totalement être embarquée dans cette histoire. J’ai trouvé que l’intrigue était parfois hachée, qu’on sautait d’un rebondissement à l’autre sans logique. Les personnages ne sont pas suffisamment approfondis pour moi et c’est vraiment dommage. C’était parfois très inégal dans la narration avec des moments sous tension très intéressants et d’autres plus superficiels. Ce roman n’est donc pas un coup de cœur pour moi car il a manqué de profondeur malgré une histoire touchante.

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Cynthia_56

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

En commençant ce livre, j'étais pleine d'espoir. Ca partait bien et j'aime bien les livres qui parlent de cette période historique (guerre de cession, racisme, esclavage, la vie dans le sud des Etats-Unis...). On suit 3 femmes, une blanche riche, une blanche pauvre et une noire. C'est un roman choral, où les chapitres alternent les points de vue de chaque femme. C'est raconté à la première personne et le ton est adapté à chaque personnage (la famme peuvre ne s'exprime pas de la même façon que la femme riche issue d'une frange aisée de la population). J'ai trouvé ça vraiment appréciable. Par contre, j'ai rapidement rencontré un problème. Il n'y a pas de fil conducteur, les enjeux sont là mais très peu exploités par l'autrice. Assez vite, je m'ennuie et je me demande ce que l'autrice veut vraiment nous raconter. La narration se perd dans des facilités et des banalités du quotidien. On a compris que la vie était extrêmement dure en Caroline du Sud et que la misère n'épargnait personne. Mais on peut avoir un peu plus de densité ? Non ? Tant pis alors. Parce que quand on voit les thèmes qui sont abordés tout au long du roman [masquer]pédophilie, explosion de la cellule familiale, relation d'Annie avec ses filles, position sociale des femmes, reconnaissance du travail d'Annie et de son fils, les relations avec les anciens esclaves, l'héritage de la guerre... [/masquer], tout ça n'est que survolé. Au moins, l'avant dernier chapitre offre une intensité bienvenue pour clore cette histoire. Mais qu'est-ce que j'aurai aimé ressentir cette intensité plus tôt ! A ce stade, ça ne sauvera pas mon opinion de ce roman. Il y avait du potentiel, mais le soufflet c'est très vite effondré.

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soff78

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Caroline du Sud 1924. Dans la campagne près de Charleston, la vie est dure et la chaleur n’arrange pas les choses. Gertrude, mère de quatre filles, est malmenée par la vie et tabassée par son ivrogne de mari, Alvin. Alors quand une occasion d’éliminer « le problème » se présente, elle n’hésite pas, et quitte la maison avec ces filles, direction Brancheville où elle compte trouver du travail. C’est là que vit Retta, la soixantaine, avec son mari Odell. Elle fait la bonne chez les Coles depuis son plus jeune âge, alors elle maitrise les habitudes de la famille et la cuisine à la perfection. Annie Coles, septuagénaire encore alerte, est la maitresse de maison. Bien que vivant dans l’opulence, les apparences sont trompeuses. Meurtrie dans sa chair par le suicide d’un de ses enfants, Annie ne voit plus ses filles qui ont préféré fuir le domicile familial, violent et intolérant. En effet, Edwin Coles dirige son domaine agricole et sa maisonnée d’une main de fer. Alors, quand Gertrude demande à Retta s’il n’y aurait pas du travail pour elle chez les Coles, c’est Annie qui décide de l’engager dans l’usine de textile qu’elle dirige avec son fils Lonnie. Commence alors une étrange solidarité entre ces trois femmes, balayant d’un revers de main différence de couleur et de condition. A elles trois, elles sauront redonner espoir à toute une communauté et révéler un secret de famille qui libèrera tous ses membres. Après avoir lu un polar assez dense, j’ai été ravie de me plonger dans une histoire de famille élargie à une communauté où secret et non-dit empoisonnent les existences. « Le chant de nos filles » est d’ailleurs bien plus que ça. Nous avons là trois femmes, d’origines et communautés différentes, mais qui sauront passer outre tout cela pour montrer que la solidarité est la clé de la victoire. Mais contre quoi se battent-elles ? A cette époque, il s’agit pour les femmes de lutter pour leur indépendance, leur survie au sein même de leur propre famille quand l’homme est violent et intolérant. Que ce soit pour Gertrude dont le mari boit trop ou pour Annie dont l’époux veut tout maitriser, elles doivent jouer de ruse pour entrouvrir la porte vers la liberté. Gertrude le fera de manière violente, n’ayant pas appris à faire autrement. Annie sera plus pacifiste mais tout aussi efficace dans des actions radicales. Il y a aussi cette bataille contre l’inéluctable, le fait que les filles reproduiront le destin de leur mère. Gertrude fera tout pour l’empêcher, exigeant beaucoup de ses filles, les mettant face à leur responsabilité et leur montrant la valeur du travail. Annie, accablée par la mort de son fils, n’a pas forcément vu la détresse de ses filles qui ont choisi de partir au plus vite. Une fois qu’elle aura compris, elle sera fière d’elles et de leur volonté à suivre un chemin différent mais apaisé. Et Retta dans tout ça ? Elle aussi a eu une fille, mais elle est morte à 8 ans. La blessure est toujours là, mais Odell est là lui, et leur amour est aussi grand qu’au jour de leur rencontre. Elle voit ce qui se passe, espère que la Providence arrangera les choses. Elle voit aussi des fantômes, enfin des ombres qui lui rappellent des amies, et ces signes sont comme des intuitions. Elle est sage, mais saura se montrer la plus courageuse. Le cadre de la Caroline du Sud est important également dans cette histoire. Il y a la chaleur, les marais pleins d’alligators, les orages si violents, les insectes néfastes au coton, les cardinaux annonciateurs de catastrophes. On s’essouffle vite, les moustiquaires claquent, on boit de la citronnade, on porte un foulard sur la tête contre le soleil. Tout au long de la lecture, on sent bien le poids de l’environnement qui alourdit tout et brouille les esprits. Que de bons points pour ce premier Roman de Deb Spera ! Voilà une histoire au contexte historique intéressant, mêlant récit familial et lutte féministe. C’est plein de sentiments, d’actions et de tension, ce qui en fait un véritable page-turner ! Avec son écriture travaillée et captivante, elle a su m’emporter dans un excellent moment de lecture.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Étranger
  • EAN
    9782266313643
  • Collection ou Série
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    464
  • Dimensions
    178 x 108 mm

L'auteur

Nous sommes ravis de vous accueillir dans notre univers où les mots s'animent et où les histoires prennent vie. Que vous soyez à la recherche d'un roman poignant, d'une intrigue palpitante ou d'un voyage littéraire inoubliable, vous trouverez ici une vaste sélection de livres qui combleront toutes vos envies de lecture.

9,00 € Poche 464 pages