L'alieniste : Le livre de Caleb Carr

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" Un monde digne d'Eugène Sue. Avec l'ombre de Sherlock Holmes qui plane, non loin de celle de Jack l'Éventreur. "
Jean-Luc Douin – Télérama

New York, 1896... Un meurtrier sème les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, pour élucider ces crimes atroces. En les étudiant, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin et l'identifier.


Prix Anthony 1995 du meilleur premier roman

De (auteur) : Caleb Carr
Traduit par : René Baldy, Jacques Martinache

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Expérience de lecture

Avis des libraires

"Une grande et belle réussite à tous les points de vue. L'œuvre d'un débutant surdoué." Bruno Corty - Le Figaro

"Un thriller début de siècle parfaitement atypique (...) spectaculaire d'intelligence." Marie Colmant - Libération

"Un monde digne d'Eugène Sue. avec l'ombre de Sherlock Holmes qui plane, non loin de celle de Jack l'Éventreur. Comme si Conan Doyle avait signé ce scénario teinté de Silence des agneaux." Jean-Luc Douin - Télérama

PRESSE

Avis Babelio

lametle91

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 semaines

Passionnant, renversant, rythmé. L'ambiance new-yorkaise des années 1800 est parfaitement retransmise, avec détail et sans tomber dans le descriptif a outrance. L'ambiance, la justesse scientifique des propos et l'évolution des méthodes criminologiques sont captivantes. Un livre qui se lit tout seul et qui réussit à nous tenir en haleine tout du long.

forcevertelit

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 semaines

J'avais envie d'un polar et je suis tombée sur ce roman réédité récemment, accompagné d'un macaron "Livre à lire une fois dans sa vie". En plus, mon libraire chouchou me confirme que c'est assez génial. Alors, comment résister à cet appel ? John est journaliste et ami de longue date avec deux hommes qui ne pourraient être plus opposés, mais qui ont su nouer une solide amitié : Theodore Roosevelt, futur président, mais pour l'instant préfet de police, et Laszlo Kreizler, un aliéniste réputé pour ses idées progressistes qui ne font pas vraiment l'unanimité parmi les têtes pensantes de l'époque. Lorsqu'un adolescent homosexuel et prostitué est retrouvé atrocement mutilé, c'est une nouvelle forme d'enquête qui va être lancée pour retrouver le coupable. L'intrigue est juste fascinante et passionnante, malgré les scènes morbides lorsqu'ils découvrent un nouveau cadavre, car c'est intéressant de suivre la méthode de "profiler" qu'ils mettent en place. L'idée est de partir des meurtres et d'imaginer le profil du tueur, puisque s'il décide d'être aussi violent avec des mutilations particulières, c'est que ça résonne en lui. On remonte donc la piste petit à petit, chaque nouveau meurtre permettant d'en découvrir un peu plus sur la personnalité du tueur, de fausses pistes en découvertes. Une traque et des recherches qui vont mener l'équipe dans une chasse à l'homme qui nous empêche de poser le livre. C'est aussi très bien écrit, avec un contexte historique immersif : le New-York des années 1890, entre corruption, gangs et nouvelles avancées scientifiques et sociales. Le contexte va énormément influencer l'enquête, puisque celle-ci est menée sous les radars, contrevenant à toutes les techniques habituelles. Surtout que la police est en train d'être refaite de fond en comble, Theodore Roosevelt tentant de mettre fin à la corruption qui sévit durement. Bref, je me croyais véritablement là-bas, arpentant les rues mal-famées, les clubs de prostitution clandestins, la misère la plus crasse, mais aussi les meilleurs restaurants de la ville (ce roman donne faim), tout en poursuivant une ombre qui prend de plus en plus d'épaisseur.

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Corboland78

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 2 semaines

Caleb Carr (1955-2024) est un romancier pas très prolifique avec cinq romans, scénariste et historien militaire américain. Son roman, L’Aliéniste date de 1994. Ce livre a été adapté en une série télévisée du même nom, diffusée en 2018, avec Daniel Brühl dans le rôle principal. New York en 1896. Un tueur en série fait des dégâts dans la ville, tuant et mutilant atrocement de jeunes enfants masculins prostitués. Théodore Roosevelt qui n’est encore que préfet à cette époque, il sera élu président des Etats-Unis entre 1901 et 1909, fait appel à ses amis d’enfance Laszlo Kreizler aliéniste et John Schuyler Moore, journaliste à la rubrique criminelle du New York Times et narrateur, pour mener l’enquête. Une enquête en toute discrétion car les théories scientifiques de l’aliéniste, nom donné alors aux spécialistes des maladies mentales, sont mal vues d’une partie de la communauté médicale, et que les adversaires politiques de Roosevelt sont nombreux et prêts à tout pour le faire chuter. Les deux hommes renforcent leur équipe avec des gens de confiance, Une jeune femme, Sara Howard secrétaire au service de Roosevelt pleine d'ambition et deux frères enquêteurs, Marcus et Lucius Issacson, aux méthodes modernes et révolutionnaires. Un très bon polar malgré ce qui peut ressembler à quelques défauts, trop long par exemple ou un peu nunuche sur certains points, si on le lit avec les yeux d’un lecteur d’aujourd’hui. Par contre, si on considère le bouquin comme un texte qui aurait été écrit à l’époque des faits, ces « défauts » prennent sens car communs à la littérature de la fin du XIXème siècle. Le roman est bon car très riche. L’enquête policière est tout en psychologie, Kreizler mène l’affaire en s’appuyant sur ses théories novatrices, cherchant en priorité à dresser un portrait psychologie du tueur, profileur avant l’heure. Si un criminel doit être arrêté, il doit être examiné pour qu’on comprenne ses motivations et que cet enseignement serve à prévenir d’autres cas, éventuellement le soigner. Ce qui va à l’encontre des policiers de la ville, qui eux veulent la peau de l’assassin sans autre forme de procès. C’est le thème principal du livre, les débuts de la psychologie criminelle et l'idée que l'analyse psychologique peut aider à résoudre des crimes. D’ailleurs, tout le roman présente les effets difficiles de la nouveauté pour les institutions en place, police, mairie ; un thème assez éternel. Analyse psychologique donc, nouvelles méthodes de recherche criminelle pratiquée par les deux frères (empreintes digitales, méthode Bertillon etc.) et place de Sara Howard, la première femme employée par le département de police de New York, qui doit affronter le scepticisme (au mieux) de ses collègues. L’époque est aux bouleversements, « A New York comme dans l’ensemble du pays. La ville est en train de changer. De façon spectaculaire. » Construction d’un nouveau pont etc. De longues digressions nous baladent dans la cité, principalement dans les quartiers déshérités le Lower East Side avec ses bordels, ses bars miteux, ses populations d’immigrés qui sont la cible des griefs des classes plus aisées. Mais si crimes et misère sont condamnés par tous, ce sont aussi de bien faciles moyens à manipuler par le biais des médias pour les politiques, la pègre et la police pour avancer leurs pions dans leurs luttes de pouvoir et c’est avec tous ces paramètres de corruption endémique que nos enquêteurs doivent jongler pour avancer dans leur enquête. L’auteur ajoute à ces éléments des dilemmes moraux et éthiques, l'utilisation de la violence ou la manipulation des preuves pour atteindre les objectifs. Ou encore la condition des femmes et des enfants dans la société de la fin du XIXème siècle. Alors, oui c’est long, mais la densité du propos l’explique. J’ai aussi dit que ça pouvait être un peu nunuche, si les crimes sont atrocement détaillés, les rapports sentimentaux entre certains des acteurs sont assez fleur bleue, mais collent assez bien avec l’époque des faits. Donc mes légères critiques n’ont pas lieu d’être. Un bon roman qui par bien des côtés reste très moderne !

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Freyja76

4.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Un très bon moment de lecture pour qui s'intéresse aux balbutiements de la "scientifique" au sens large du terme au XIXe siècle. Une belle écriture, une intrigue captivante, des personnages attachants, un aperçu documenté de la vie de la rue dans les faubourgs new-yorkais. L'on suit le parcours de l'enquête de bout en bout, le final est très bien mené.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Policiers & Thrillers , Thrillers
  • EAN
    9782266072243
  • Collection ou Série
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    576
  • Dimensions
    178 x 109 mm

L'auteur

Caleb Carr

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9,90 € Poche 576 pages