La Guerre des mondes : Le livre de H. G. Wells

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Ils sont là.
Les envahisseurs. Les engloutisseurs de mondes.
Fumée noire, herbe rouge, rayons ardents : ils ne reculeront devant rien pour coloniser la planète. Voraces. Tentaculaires. Impitoyables. Du haut de leurs tripodes, ils foulent au pied toute civilisation, toute vie humaine. Face au ravage, l'Homme ne peut rien. Sinon devenir fou. Fuir. Et attendre. Que la nature, comme toujours, reprenne ses droits.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Henry-D Davray
12/21

De (auteur) : H. G. Wells
Traduit par : Henry-D. Davray

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Expérience de lecture

Avis Babelio

Denis_76

4.00 sur 5 étoiles

• Il y a 3 semaines

Mais qui va gagner ? L'Angleterre est une puissante nation en paix, en 1895. "Je" vis tranquillement dans ma maison bourgeoise de Woking, au sud ouest de Londres. Je prends le thé avec ma femme, ce vendredi. Tout-à-coup, un énorme choc pas loin fait trembler les vitres. Est-ce un météorite tombé du ciel ? Je vais voir, avec d'autres curieux. Un énorme cylindre métallique s'est enfoncé dans la Terre ; il est recouvert d'un couvercle. Y a t'il des êtres vivants dedans ? ça cogne, on entend des bruits. Doucement, le couvercle est dévissé, des êtres bizarres sortent du cylindre. Ils enjambent le cylindre et essayent lentement d'escalader le grand trou créé par leur cylindre. Ils n'y arrivent pas. Ce sont des Martiens ! Ils ont chacun une grosse tête métallique portée par un immense tripode. Leurs "muscles" sont trop faibles pour sortir du trou ! En effet, sur Mars, la pesanteur est trois fois moindre. Ils n'ont pas prévu cet incident. Tout le monde se moque d'eux, une délégation avec le drapeau blanc vient parlementer. Alors un puissant rayon vert carbonise ces quarante personnes ! Un Martien parvient à sortir. "Je" retourne en hâte chez moi : nous devons partir ! Londres est alerté. Un soldat qui a vu les cinq Martiens interpelle un officier : -- Des géants en armure, mon lieutenant. Trente mètres de haut, trois jambes et un corps comme de l'aluminium, avec une grosse tête enrayante dans une espèce de capuchon. -- Allons donc ! dit le lieutenant, quelles sottises ! Pendant deux jours, les Londoniens plaisantent, puis soudain, le dimanche, c'est la débandade générale, l'exode : chariots, bicyclettes et trains sont pris d'assaut. Les canons n'ont pas résisté face aux cinq Martiens, qui ont envoyé une Fumée Noire toxique. Non instructif, mais passionnant. Non instructif, car je n'apprends pas grand chose, sinon une certaine philosophie de vie : Une légère insécurité permet à la société de rester éveiller, sur ses gardes, au lieu de se vautrer dans le confort de la décadence. H.G. Wells fait aussi peut-être une sorte de procès à Charles Darwin qui met l'homme au sommet de la pyramide, et j'aime cette accusation déguisée : au lieu d'être les chasseurs, nous, la brillante civilisation, sommes les lapins chassés, et les Martiens vont nous engraisser dans des cages pour nous manger : un peu d'empathie avec les animaux me fait du bien, surtout en cette fin du XIXè siècle où très peu, sinon aucun d'entre eux ne sont protégés. Mais c'est passionnant. Encore un SF que j'apprécie ! Décidément ! Hein ? Qui va gagner entre cinq Martiens et cinq milliards de Terriens ? Le récit d'Herbert George Wells est captivant, décrivant alternativement jour par jour deux scènes. D'abord le frère du narrateur qui participe à l'exode de Londres vers la mer afin de gagner le continent. Cette fuite en avant correpond en de nombreux points, avec quarante ans d'avance, à l'exode des Parisiens en 1940 quand les Allemands arrivent, avec ses déboires, ses bagarres, ses vols, ses morts par étouffements ; bref, cette dégénérescence d'une nation policée. Et alternativement, Wells décrit les péripéties du narrateur qui, se jetant dans les fourrés et les observe quand il les voit, pratiquement à leurs pieds, les géants Martiens qui se hâtent lentement derrière des humains, les carbonisent avec le rayon ou les ramassent pour se nourrir de leur sang. Bref, j'étais addict !

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MaggyM

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 4 semaines

Quand il apprend par le livreur de journaux que les Martiens ont débarqué, le narrateur n’y croit pas vraiment. Intrigué, il se rend quand même sur les lieux du crash de ce qu’il croit être une météorité… Jusqu’à ce que l’objet s’ouvre pour laisser passer des tentacules. Je n’avais pas été convaincue par la Machine à explorer le temps, et j’étais donc bien décidée de ne pas avoir d’attentes particulières vis-à-vis de ce roman-ci. Et bien… j’ai été complètement bluffée. Le style de l’auteur, qu’on ne pourrait pas vraiment deviner venir tout droit du 19e siècle si on en ignorait l’origine, permet une lecture très fluide du récit qui démarre sur les chapeaux de roue après seulement quelques pages. Si je ne suis jamais parvenue à me faire une représentation très claire des martiens, j’ai adhéré complètement à toute l’ambiance post-apo qui a très vite accompagné le narrateur. J’ai trouvé que les scènes étaient finement imaginées et décrites, chaque détail avait son importance et la peur transmise par le narrateur était palpable à chaque ligne. Je suis admirative de l’imagination de H.G. Wells qui ne pouvait pas s’appuyer sur des histoires similaires afin de dérouler son intrigue. C’est émouvant quand on y pense de lire le bouquin qui a sans doute inspiré Cormac McCarthy pour ne citer que lui. Et je ne peux imaginer la réaction des premiers lecteurs qui ont découvert une invasion extraterrestre aux effets tout à fait plausibles sur leur bonne vieille ville de Londres. Belle surprise donc avec ce roman qui, par certains côtés, n’a pas vraiment vieilli.

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FrancoiseFDL

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 3 mois

C’est un roman publié en 1900, c’est important, car le 1er vol avéré d’un avion c’était en 1903, donc c’est vraiment une œuvre de fiction juste extraordinaire pour son époque. Alors c’est sur que le lire en 2024, ça fait drôle, on est loin de la version du film avec TomCruise. On est plutôt dans l’Angleterre victorienne avec tout ce qui va dans l’idée que l’on peut se faire de cette époque. D’autant, que le narrateur est issu d’un milieu aisé. Bon, j’ai eu parfois quelques difficultés, mais l’ensemble est quand même fabuleux. D’abord les descriptions des engins, des extra-terrestres, des gardes mangés qui accompagnent les extra-terrestres, c’est impressionnant l’imagination et la recherche de l’auteur pour nous retransmettre visuellement ces choses venues de mars. Wells devait aussi être un fervent défenseur des animaux, il nous met dans la condition de la fourmi qui doit faire face aux piétinements de l’humain. C’est vraiment un message puissant de ce livre, notre barbarie, les destructions accomplies par notre propre race, destruction d’animaux, de paysages, de pays et de peuples entiers. J’ai cherché, les Tasmaniens, mais ce ne sont pas les seuls à avoir disparu, et nous continuons inlassablement et recommençons à faire disparaitre des peuples entiers. Alors, oui, les martiens pourraient tout à fait, être considérés comme des êtres civilisés juste venus coloniser une planète. Et vers la fin, le discours de l’artilleur, sa théorie sur le devenir de l’humanité, délirant de vérité. Bon, voilà, je mets 5 étoiles et cela malgré quelques petits discours franchement sexistes, mais, sans pour autant excuser, on peut dire que c’est une époque.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Classiques et Littérature , Littérature Classique
  • EAN
    9782266307987
  • Collection ou Série
    Littérature - Classiques
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    272
  • Dimensions
    179 x 110 mm

L'auteur

H. G. Wells

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5,00 € Poche 272 pages