L'Oiseau moqueur : Le livre de Walter Tevis, Eric Chantelauze, Anne-Sophie Nallino

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Lizzie

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La réédition d'un classique d'une actualité saisissante.

"Pas de questions, détends-toi." C'est le nouveau mot d'ordre des humains, obsédés par leur confort et leur tranquillité d'esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu'au jour où un homme solitaire, Paul, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l'université de New York. Spofforth se servira-t-il de cette découverte pour aider l'humanité ou la perdre définitivement ?

De (auteur) : Walter Tevis
Traduit par : Michel Lederer
Lu par : Eric Chantelauze, Anne-Sophie Nallino

 

Ressources

Expérience de lecture

Avis Babelio

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5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 semaines

Chef d'oeuvre d'anticipation, aux fragrances parfois philosophiques. Qu'est-ce que l'Homme, quel est son horizon ? Qu'est-ce que le bonheur, finalement ? Quel est le sens de nos accomplissements ? Tel est le défi, relevé d'une main de maître par Walter Tevis, dans cette oeuvre profondément touchante.

20clvn

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 3 semaines

Mes ami.e.s bonjour ! Retour sur un livre trouvé avec plaisir en bouquinerie, voici quelques semaines. Avec sa jolie couverture aux couleurs contrastées assez actuelles (mais avec un p’tit vert pas piqué des hannetons), voici mon retour sur l’Oiseau Moqueur, de Walter Tevis. #129300; Mon avis #129302; L’Oiseau Moqueur, paru initialement en 1980(1), est une dystopie aux apparences ma foi fort classiques, dans la lignée d’un 1984(2) ou d’un Farenheit 451(3). Moins plombant que le premier, moins centré sur les livres que le second, il dépeint tout de même un monde ou l’Humain semble inféodé à la machine, sous la forme d’androïdes aux intelligences artificielles égales voir supérieures à celles des humains(4), comme dans les robots d’Asimov. #128589;#8205;#9794;#65039; Nous y suivons les pérégrinations de Spofforth(5), dernier androïde paraissant diriger ce monde, mais aussi Bob Bentley, un humain ayant redécouvert… La lecture(6). Ce qui va lui permettre de découvrir l’histoire de l’humanité, de se poser des questions sur son passé, et de recouvrer peu à peu son statut d’humain libre. #128218; J’ai particulièrement apprécié l’exploration de ce monde proche de sa fin(7) dans lequel subsistent de trop rares humains, sans aucun sens à leur vie, centrés sur eux-mêmes et leurs paradis artificiels distribués automatiquement par les machines autour d’elleux. On explorera également ce que pourrait donner, selon l’auteur, une automatisation à outrance du travail, à la régulation défaillante, via des explorations industrielles totalement absurdes. On ne s’ennuie pas, et l’on est régulièrement surpris, notamment par le dénouement(8). #129300; Hélas, j’ai plus de mal avec la morale et les axes pris par l’auteur pour décrire ce monde à la dérive, particulièrement par l’usage du concept d’introversion. Ici décriée comme perte totale du lien social, cette interprétation datée m’a quelque peu fait tiquer : je suis moi-même un introverti revendiqué, mais pas du tout asocial(9)… Peut-être ai-je mal compris le sous texte, ou l’intention de l’auteur. Mais j’ai eu le même sentiment avec le rôle des personnages féminins, glorifiées par la maternité, ou encore la vision du travail devenu obsolète : Ne deviendrions-nous que des drogués oisifs incultes(10) ? #129300; Une vision peu progressiste, qui là encore me laisse un goût légèrement amer. D’autant plus considérant les qualités indéniables du roman. À moins que cela reflète ma difficulté à me projeter dans le contexte des années 1980 ? Mystère ! #128466;#65039; Notes de bas de page 1 - À ça de l’année parfaite ! dommage. 2 - Qui n’a pas été publié en 1984. Ne rigolez pas, il y en a qui le croient réellement. 3 - Qui n’a pas été publié en 451. Là, vous pouvez rigoler et bien vous moquer le cas échéant. 4 - En même temps, ce n’est pas bien dur, vu le nombre d’humain.e.s qui croient que c’était un salut romain. 5 - S’il y a une signification cachée derrière ce nom, éclairez-moi. Sinon, je vois juste un nom chiant à écrire. 6 - Le début des emmerdes, croyez-moi. 7 - Ce qui ne devrait plus tarder ici non plus. 8 - Mouais, encore que y’a un paquet d’indices partout. J’suis pas très malin. 9 - Enfin, ça dépend lesquels. Disons que je suis un peu exigeant, et que je préfère les gens qui pensent comme moi. 10 - Oui, je sais. Mais ne généralisons pas.

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AnyaHemmings24

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 4 semaines

Dans un futur où l’humanité s’est enfermée dans l’apathie, oubliant les émotions et les plaisirs intellectuels, L’Oiseau moqueur explore la quête de sens et de liberté dans une société dominée par la technologie. Walter Tevis nous offre un récit profond et visionnaire, où l’espoir renaît dans les endroits les plus inattendus, et où la puissance des mots et des idées pourrait bien réveiller un monde endormi. Ce roman est une véritable ode aux livres et à l’humanité, tout en étant un avertissement puissant pour notre génération et celles à venir face à l’évolution technologique. Walter Tevis, avec une plume magistrale, nous plonge dans un monde dystopique où les erreurs et les horreurs de l’humanité sont exposées sans fard, mais où l’espoir demeure, lumineux et indéfectible. Il nous rappelle à quel point l’être humain est capable du pire, mais aussi du meilleur, et que ce dernier ne doit jamais être oublié. J’ai ressenti un attachement particulier pour Paul, ce personnage si humain dans sa quête d’identité et son voyage initiatique, remarquablement bien mené. Son amour pour les livres et l’Histoire a résonné profondément en moi. Ces pages débordent de réflexions qui nous poussent à interroger notre propre monde, notre rapport à la connaissance et à l’héritage culturel. J’étais incapable de poser le livre, captivée par la beauté et l’intensité de son message. Ce fut mon premier coup de cœur de 2025, et je n’ai qu’un seul conseil : lisez ce livre. Il porte en lui des questions essentielles qui résonnent encore plus fort à notre époque, et au vu des événements actuels. La connaissance, c’est le pouvoir, et j’espère de tout cœur que l’humanité ne cessera jamais de lire, de réfléchir et d’évoluer grâce aux mots.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Science-Fiction Dystopie
  • EAN
    9791036617294
  • Collection ou Série
  • Format
    Livre audio
  • Durée
    578 min

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