Un jardin pour royaume : Le livre de Gwenaële Robert
Un jardin pour royaume explore le thème universel de la fin de l'enfance et la fragilité des utopies familiales.
Au départ de sa dernière fille, la narratrice revient dans le Pays de Valois, au château d'Ermenonville. C'est là, à la lisière du parc où Rousseau vécut ses derniers jours, que ses parents ont choisi de s'installer dans les années 1980 pour élever leurs enfants à l'écart de l'effervescence du siècle, au plus près de la nature. Mais peut-on vraiment échapper à la course du monde ?
Pendant dix jours, elle va arpenter les vestiges de cette utopie et se laisser submerger par le temps de l'enfance. Non pas pour s'en imposer le deuil, mais pour lui redonner sa vraie place.
Un roman d'une sincérité bouleversante.
De (auteur) : Gwenaële Robert
Expérience de lecture
Avis des libraires
Avis Babelio
kazeau
• Il y a 1 mois
Mais comment vous parlez de cette lecture? Quels mots peuvent être assez justes pour dire ce que j’ai ressenti? J’ai peur de ne pas être à la hauteur de ce roman… Premier livre de l’auteur pour moi sur les recommandations de mon amie @fred . (Pas le dernier car « le dernier des écrivains » m’attend sur la table de nuit!) Si j’avais le talent de Gwenaelle Robert j’aurais pu écrire ces mots. En situant l’action dans un autre endroit, plus au sud, dans ce lieu qui est ancré en moi depuis l’enfance. Et j’aurais aussi pu dire ces mots quand la maison se vide, petit à petit, l’un après l’autre jusqu’au dernier… Parler de ce vide qui s’installe et que rien ne comble vraiment. De cette vie qui évolue, qui change et de ces souvenirs qui remontent parfois d’un tout petit rien. Vous aurez compris que ce livre fut un coup de coeur qui m’a chamboulé, qui m’a fait le poser parce que là c’était trop mais en même temps le reprendre tout de suite pour continuer. Vous savez que la littérature contemporaine n’est vraiment pas ma tasse de thé mais ce roman est tellement plus que cela. Je sais qu’il ne parlera pas à toutes de la même manière et que vous ne serez probablement pas touché par les mêmes mots que moi. Pour autant le souvenir et la nostalgie sont intemporels et je gage que chacune trouvera écho en son enfance , son adolescence, un petit bout de son passé dans ce merveilleux roman.
Arthore
• Il y a 1 mois
Ses enfants sont partis. La maison est vide, sa vie aussi. Elle ne fait rien de mal lorsqu’elle se promène et voit des enfants. Seulement « piquer des pièces des enfants des autres pour tenter de reconstituer le puzzle disperser par le départ des siens. » Alors,les jours passent, pleins de vide; et c’est pour les tromper que la narratrice décide de reprendre sa thèse mise de côté. Le sujet est pour le moins particulier : l’influence de la botanique sur les écrits de Rousseau. Cette décision va être pour elle synonyme de voyages temporels et physiques. Tout d’abord au château d’Ermenonville, lieu où Rousseau a vécu ses derniers jours. Mais aussi 5km plus loin, dans le petit village où elle a grandi, selon la nature, «tenue à l’écart de la civilisation et de la perversité des cités » par ses parents. Enfin dans les jardins du parc du marquis de Girardin où Rousseau mais elle également ont arpenté les allées. Ce roman est empreint de nostalgie; très intimiste, il laisse percevoir la peine de l’auteur/la narratrice liée au souvenir d’une enfance probablement idéalisée. Mais il rayonne aussi de la beauté de la nature, de son pouvoir enivrant tant pour elle que pour Rousseau ou le marquis. Sans être un coup de cœur, ce récit/témoignage restera une parenthèse sympathique.
Zephirine
• Il y a 2 mois
Après que ses enfants ont quitté la maison familiale, la narratrice (derrière laquelle se dissimule l’auteure) se retrouve bien seule. Et l’ennui s’installe. « Le 1er septembre, je me suis réveillée seule dans une maison silencieuse comme un palace suisse. Il n’y avait plus d’éclats de voix, ni cavalcades dans les escaliers. » Dans l’incapacité d’écrire, la narratrice, qui avait laissé inachevée sa thèse sur « l’influence de la botanique sur les écrits de Rousseau » décide alors de partir sur les traces du philosophe herboriste. La voilà en route vers Ermenonville où se trouve le parc du marquis de Girardin, le dernier à avoir accueilli Rousseau. Là, dans les vestiges du parc, parsemé de fabriques elle met ses pas dans ceux du promeneur solitaire et revient sur sa propre enfance à quelques pas de là, dans un petit village rural où ses parents étaient venus s’installer avant l’urbanisation galopante. C’est avec une tendresse teintée de nostalgie que Gwenaële Robert fait revivre pour nous cette enfance rurale, loin des lumières de la ville, où la nature avait toute sa place. Et, bien sûr, il y a le parallèle avec le parc du marquis de Girardin qui en fit le premier jardin paysager. Rousseau était déjà présent, d’une façon inconsciente, dans l’attachement à cette nature libre qu’éprouvait la narratrice enfant. Elle raconte les dernières années du philosophe qui herborisait dans ce jardin merveilleux quelques temps avant sa mort. Il sera enterré sur l’ile des peupliers avant que son cercueil ne soit transféré au Panthéon pendant la révolution. Dans ce décor suranné et bucolique, le temps est comme suspendu. Gwenaële Robert cherche à se souvenir comment on passe de l’enfance à l’âge d’adulte. « Mon père avait raison : la fin de l’enfance n’est pas une ligne qu’on franchit sans retour. C’est un dédale plein de ramifications, un labyrinthe où l’on se perd avant de trouver la sortie, trop étourdi pour se souvenir du chemin. » Comment retrouver les traces d’un passé enfoui sous une modernisation à outrance qui efface le beau, le sauvage pour construire du laid, du fonctionnel. Il est aussi question de notre rapport au passé et de ce que l’on en fait. « Je renonce à régenter les lieux, à organiser les allées, à retenir le temps. Je laisserai les enfants grimper sur les ruines, les amis canoter sur le lac, les fougères pousser où elles veulent. Ne pas faire violence aux plantes, ne pas détourner les cours d’eau. Penser seulement à rassembler mon troupeau quand le soleil décroît » C’est un voyage touchant, sensible, dans le passé auquel nous convie Gwenaële Robert et ce retour dans l’enfance est raconté d’une plume sensible et limpide, empreinte de poésie.
BereniceBMO
• Il y a 3 mois
Un début sur les chapeaux de roues ! Elle me parle cette femme dont les enfants quittent le nid. Elle ne sait plus vraiment qui elle est, doit se réinventer, se retrouver. Ça commence par Rousseau, sa thèse qu’elle n’a jamais pu finir, ça se poursuit dans les souvenirs de son enfance, son royaume. C’est l’histoire familiale, celle de la campagne, celle de l’urbanisation. Tout est très joliment dit, c’est drôle, subtil, universel. Ça m’a beaucoup plu… et m’a donné une furieuse envie de relire le Petit Prince
Avis des membres
Fiche technique du livre
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- Genres
- Romans , Roman Français
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- EAN
- 9782258208926
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- Collection ou Série
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- Format
- Grand format
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- Nombre de pages
- 208
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- Dimensions
- 212 x 139 mm
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20,00 € Grand format 208 pages