La Chute de Gondolin : Le livre de John Ronald Reuel Tolkien, Alan Lee

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Le destin tragique de la cité de Gondolin.

Suivez Tuor dans les sentiers dérobés de la cité de Gondolin, construite par les Elfes pour échapper au dieu Morgoth, alors que leur aveuglement orgueilleux et la trahison de Meglin menacent de la détruire. Lorsque Morgoth lancera ses armées menées par des dragons et des Balrogs, le dernier espoir résidera peut-être dans l'enfant né de Tuor et de l'Elfe Idril.

De (auteur) : John Ronald Reuel Tolkien
Illustré par : Alan Lee
Préface de : Christopher Tolkien
Traduit par : Tina Jolas, Adam Tolkien, Daniel Lauzon
Edité par : Christopher Tolkien

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Expérience de lecture

Avis Babelio

Tachan

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Je poursuis donc ma découverte des textes plus discrets de l’auteur mais non moins fondamentaux dans la mythologie de l’univers, grâce au bonheur de ces éditions aux si belles couvertures de Pocket. Après, Beren et Lúthien, place donc à la Chute de Gondolin, épisode qui m’avait déjà fascinée dans le Silmarillion. On remercie pour cela Christopher Tolkien, qui, comme pour Beren et Lúthien fait vraiment oeuvre d’archéologue de l’oeuvre de son père et part à la recherche du moindre bout de textes qui pourrait être rattaché à cet épisode de son histoire. Ainsi plus qu’un conte ou un roman, il nous présente ici un objet hybride, peut-être en grande partie fait pour les fans, un mélange de narration et d’essai sur la construction d’une oeuvre à travers le temps. Il avait déjà fait cela avec Beren et Lúthien mais j’avais trouvé cela un peu aride du point de vue narratif. C’était très intéressant pour comprendre la genèse de l’oeuvre de Tolkien et tout ce qu’il avait pu imaginer en amont et en aval, ainsi que son parcours, mais en tant que lectrice mon plaisir avait été moindre, à part en de rare moment, comme lors des Laies. Ici, c’est différent, Christopher Tolkien n’agence pas cet ouvrage de la même façon et en cela, c’est bien mieux ! Il présente certes à nouveau le contexte avec une préface et un prologue nécessaire pour se situer, mais ensuite, il démarre de suite par le conte de la Chute de Gondolin, ce qui est parfait pour lancer la lecture. J’ai ainsi pu trouver celle-ci plus accessible que Beren et Lúthien. D’ailleurs, j’y retrouve plus la plume de conteur de Tolkien, même si à nouveau le texte manque de vie et de descriptions pour moi. Il se contente de calquer très rapidement les événements qui conduiront à la chute de cette grande cité qu’était Gondolin. Il met certes en avant quelques personnages mais il n’a pas pris le temps de bâtir leur contexte, idem pour la cité, du coup nous ne ressentons pas d’attachement particulier pour eux. D’un point de vue de worldbuilding, pour le lecteur actuel, c’est également assez faible, pour ne pas dire classique, mais cette lecture se fait tellement de décennies après son écriture et avec tellement d’auteurs s’étant inspirés de lui avant de lâcher leur imagination, que c’est incomparable. Reste un texte court, fourni, dramatique qui relate une chute terrible, inéluctable et retentissante. Ce conte qui occupe environ 80 pages fut donc tout de même intéressant à lire, comme oeuvre fondatrice de ce qu’on connaîtra ensuite. Par la suite, et j’ai aussi trouvé que cela se faisait avec plus de fluidité que précédemment, peut-être parce que l’éditeur a l’expérience désormais et que c’est la dernière pierre à son édifice, Christopher Tolkien là aussi plonge dans les autres textes de son père et vient enrichir ce conte, notre compréhension et son décor, en piochant dans tout ce qu’il a pu écrire autour du lieu ou des personnages, donnant lieu à de fascinantes, mais courtes, incursions dans son monde si riche. On a droit à Turlin et les Exilés de Gondolin, à L’Esquisse de la Mythologue, des extraits du Silmarillion, la façon dont l’auteur a fait évoluer son histoire, jusqu’à sa dernière version, dans différents textes et lettres, jusqu’à la conclusion, tout en émotion. »Ainsi prennent fin les contes des jours avant les jours dans les régions septentrionales du Monde occidental. » Et comme avec Beren et Lúthien, je reste très curieuse de ce que cela aurait pu donner si Tolkien leur avait donné la même forme romancée que Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux… Sachant à quoi m’attendre, j’ai moins été surprise par cet objet textuel qu’avec son prédécesseur et je lui ai même trouvé des qualités supérieure dans l’édition menée par Christopher Tolkien. Il y a ici une belle fable humaniste et politique sur la chute d’une cité et de ses habitants et leurs ambitions de lendemain. Le texte reste un peu court, un peu trop résumé, pour pleinement l’apprécier en tant que lectrice. Mais j’ai à nouveau aimé ma découverte en tant qu’amatrice curieuse de la création de ce vaste univers culte par un auteur pas encore culte de son vivant mais à l’imagination si riche et dévorante. Une sacrée expérience à nouveau.

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b4st13n

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Le récit du voyage de Tuor jusqu'à la cité cachée de Gondolin et la chute de cette dernière face aux forces de Morghoth. Etant jeune, j'avais découvert cette histoire dans les Contes et légendes perdues et avaient été totalement ému par cette dernière ainsi qu'émerveillé par la description des différentes maisons de Gondolin partant au combat. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert que c'était cette version à qui revenait la première place de ce recueil. Cet ouvrage est particulier dans le sens où il s'agit d'une compilation des différentes versions du récit rédigé par Tolkien puis commentées par son fils. Cela peut donc paraître répétitif de lire ce qui semble être peu ou prou la même histoire mais on note cependant des différences notables. Ainsi, s'il me semblait évident que Tuor était le fils de Huor, cela n'arrive que dans les dernières versions. La première s'attarde plus sur la Chute en elle-même avec des morceaux de bravoure qui m'ont ému étant plus jeune, tandis que la dernière est avant tout le récit du voyage de Tuor jusqu'à la cité (avec une rencontre brève mais marquante pour qui connaît le récit des Enfants de Hurin). J'ai eu un grand plaisir également à revoir passer les événements suivant la Chute pour rappeler au lecteur comment ce récit s'inscrit dans la mythologie de Tolkien avec la venue par exemple d'Eärendil. Il m'est difficile d'en dire plus sur un tel livre tant sa structure n'est pas faire pour être véritablement évaluée mais s'adresse bien plus selon moi aux fans. Sachez simplement que j'ai adoré retrouvé l'un de mes passages préférés de cet Âge et qu'il me faut maintenant absolument replonger dans la geste de Turin Turambar ainsi que de relire le Silmarillion. Bon sang, cela fait si longtemps désormais... Je tiens pour finir à signaler que j'adore l'illustration de couverture de mon édition !

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Octarine008

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Peut-on vraiment noter ce genre de livre ? Ce n’est pas un roman, mais une comparaison de différentes versions du même conte et son évolution. Pour en arriver là, il faut être un convaincu de Tolkien et vraiment en vouloir, et c’est déjà une chance immense que ces textes aient été publiés. Je ne sais pas si cela est du à la traduction ou au style encore jeunot de Tolkien au moment de la rédaction, mais la première version est celle qui m’a le moins plu : la bataille est beaucoup trop longue pour moi. Les dernières versions sont excellentes, et j’ai un pincement au cœur à l’idée que la dernière version ne sera jamais achevée. Malgré tout, pour un conte inachevé, elle se termine de manière assez grandiose je trouve. J’ai eu un peu de mal à m’y retrouver au début, étant un peu obnubilée par l’identification de la version qui a effectivement été utilisée pour le Silmarillion. Je n’en suis toujours pas sure, mais je crois qu’il s’agit de la version de la Quenta Noldorinwa. Que c’est frustrant de ne pas avoir le Silmarillion sous la main pour pouvoir le vérifier ! Une carte du Beleriand aurait été la bienvenue, même s’il faut faut se contenter d’une seule version. D’ailleurs un historique de la création de la géographie d’Arda serait très intéressant pour analyser l’évolution des cartes au fil des textes… si un tel travail est seulement possible.

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audreycheng7

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 3 mois

Un bon conte annexe de tolkien. A noter comme dit dans les autres commentaires que ce n’est pas un conte aussi complet comme « les enfants de hurin » mais présente plusieurs textes qui racontent le passé de Tuor et la chute de gondolin. Peut être répétitif si vous avez déjà lu le silmarillon et contes et légendes inachevés

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Fantastique & Fantasy
  • EAN
    9782266341721
  • Collection ou Série
    S.F. Fantasy - Fantasy
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    336
  • Dimensions
    179 x 111 mm

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