Les Enfants de Venise : Le livre de Luca Di Fulvio

Poche

Pocket

0 personnes ont réagi

Venise, 1515. Peu de villes auront connu autant d'injustices, de dangers, de misère et de vices. De liberté, aussi.
Liberté pour Mercurio, petit voleur des rues, as du déguisement, pour qui le pavé romain est devenu trop brûlant. Liberté pour Giuditta, jeune et belle Juive, dont la religion semble ici tolérée – mais pour combien de temps ?
Rien ne les vouait à s'aimer. Pourtant... Entre inquisiteurs et courtisanes, palais, coupe-gorge et canaux putrides, les amants de Venise feront mentir le destin...

" De la première à la dernière page, un régal. " Delphine Peras – L'Express

" L'écrivain italien Luca Di Fulvio est en passe de devenir un véritable phénomène littéraire. " Nicolas Lemarignier – France 2

De (auteur) : Luca Di Fulvio
Traduit par : Françoise Brun

Fermer
 

Expérience de lecture

Avis Babelio

Melpomene125

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Les Enfants de Venise est un passionnant roman d’aventures. Il m’a fait voyager de Rome à Venise, en 1515, aux côtés de nombreux personnages tous aussi intéressants les uns que les autres et dont j’ai suivi avec plaisir les pérégrinations. Luca Di Fulvio est dramaturge. Il est doué pour tenir son lecteur en haleine, organiser son récit en brefs chapitres qui donnent envie de lire la suite, il maîtrise très bien l’art du suspense et de l’action, des coups de théâtre, rebondissements, retournements de situation. Le théâtre n’est pas qu’un texte mais aussi un spectacle. En lisant ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire qu’il était déjà presque prêt pour une adaptation en feuilleton historico-romanesque ou en dessin animé pour la jeunesse. Mercurio, petit voleur des rues, orphelin qui gagne sa vie grâce à son don pour l’escroquerie et le déguisement, m’a fait penser à Gavroche des Misérables de Victor Hugo ou à ces enfants abandonnés mais débrouillards que des « padrone » font mendier dans Sans Famille d’Hector Malot. À cette époque, les romans populaires paraissaient en feuilletons dans des journaux hebdomadaires tels Les Mystères de Paris d’Eugène Sue. « Populaire » n’était pas un mot péjoratif. Hugo, Dumas, Dickens, Dostoïevski faisaient paraître ainsi leurs ouvrages. J’ai retrouvé dans Les Enfants de Venise cet aspect roman populaire. Il est à la fois divertissant et instructif. J’y ai découvert l’histoire de la construction du ghetto juif de Venise. Le gouvernement de Vichy dans les années quarante ans, qui obligeait les juifs à porter une étoile jaune, n’avait malheureusement rien inventé puisque les juifs en 1515 devaient porter un bonnet jaune. 1515 marque le début des procès de l’Inquisition menés par l’Église catholique romaine. Ce contexte est très bien évoqué ainsi que les luttes de pouvoirs entre Rome et Venise. La république vénitienne aimerait préserver son indépendance vis-à-vis des autorités religieuses romaines. Ce livre riche de 988 pages n’en contient pas une en trop. J’ai aimé la manière dont l’auteur dépeint ses personnages, nous explique comment ils en sont arrivés là, la finesse de son analyse psychologique m’a beaucoup plu. On naît rarement mauvais, ce sont plutôt les différentes épreuves de la vie, la cruauté de la misère, de l’exclusion qui obligent parfois à faire des choix pour tenter de s’en sortir, quitte à basculer du côté obscur de la force ! Presque tous les personnages en sont la poignante illustration. Mercurio, Scarabello, Benedetta, Zolfo, Giuditta, Isacco… À leur côté, je ne me suis pas ennuyée un seule seconde et j’ai regretté d’avoir terminé ma lecture. L’histoire d’amour entre Mercurio et Giuditta aurait pu me paraître mièvre mais pas du tout car elle a touché ma sensibilité. Je suis une grande idéaliste et La ragazza che toccava il cielo, la fille qui touchait le ciel, en version originale, Giuditta, m’a fait vibrer. Son désir d’émancipation, qu’elle partage avec Mercurio, de trouver un monde libre où elle ne serait plus obligée de vivre dans un ghetto et de porter un bonnet jaune m’a captivée durant toute ma lecture.

Signaler

Peki

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Dans l'ambiance de la Venise du 16#7497; siècle où tout peut arriver à chaque coin de canal, des destins s'entremêlent.  La vie des laissés pour compte, des traumatisés, des faibles, des revanchards... L'auteur décrit avec profondeur l'injustice, la résilience, la déchéance, le courage. J'ai aimé Gang des rêves, j'ai adoré Mamma Roma, mais les enfants de Venise m'ont épuisé.  Le scénario a toujours la même construction, les destins sont toujours tragiques et les rebondissements sans fin (sur près de 1000 pages !!!!, et pourtant j'affectionne les pavés).  Un auteur de grande qualité, dont les ouvrages sont à espacer. 

soff78

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Beaucoup de posts ont été écrits sur différents romans de Luca di Fulvio. « Les enfants de Venise ne fait pas exception, et c’est tout à fait justifié. La lecture de ce roman m’a laissé très longtemps sur mon petit nuage tant j’ai été emportée par cette histoire. Automne 1515 à Rome. Mercurio, orphelin débrouillard, vit de larcins avec la belle Benedetta, son jeune frère Zolfo, et le simplet Ercole. La vie est précaire, les risques toujours plus grands, jusqu'au vol de trop qui engendre la souffrance et la mort. De son côté, Giuditta débarque avec son père à l'embouchure du Pô où ils espèrent une vie meilleure. Cependant, rien n'est simple quand on a un père arnaqueur mais surtout lorsqu'on est Juif dans cette Italie où le pape règne en maitre. Les destins de Mercurio et de Giuditta vont se croiser, s'éloigner, pour mieux se retrouver dans cette Venise du 16ème siècle, aussi belle qu'elle est dangereuse, aussi brillante qu'elle est sale, aussi riche de son statut qu'elle est pauvre de ses miséreux. L'histoire de ces deux personnages est tout simplement foisonnante, épique, merveilleusement contée par l'auteur, pleine de détails historiques. Les quelques 1000 pages de la version de poche ne couvrent pourtant qu'une année, et c'est là qu'on comprend tout le travail de Luca di Fulvio, sa richesse de mots et d'idées pour nous embarquer avec lui dans une véritable fresque. C'est passionnant, émouvant, drôle, haletant, parfois cru, ça nous prend aux tripes, on veut savoir la suite. Les personnages, les lieux, le contexte, tout est propice à une aventure extraordinaire, qui vous emmènera loin de votre quotidien pour vous plonger dans la Venise de la Renaissance. N'hésitez pas à vous procurer « Les enfants de Venise » et bonne lecture !!

Signaler

Livres du même auteur

Les livres de la même maison

Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Étranger
  • EAN
    9782266272445
  • Collection ou Série
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    992
  • Dimensions
    179 x 110 mm

L'auteur

Luca Di Fulvio

Découvrir l'auteur

Nous sommes ravis de vous accueillir dans notre univers où les mots s'animent et où les histoires prennent vie. Que vous soyez à la recherche d'un roman poignant, d'une intrigue palpitante ou d'un voyage littéraire inoubliable, vous trouverez ici une vaste sélection de livres qui combleront toutes vos envies de lecture.

10,30 € Poche 992 pages