L'idée même de richesse : Le livre de Alain Caillé

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La Découverte

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Avant de tenter de mesurer les différentes formes de richesse, il faut s'interroger sur l'idée même de richesse. Et si elle était de l'ordre de la gratuité, de ce qui ne se mesure pas ou excède la mesure ? De l'ordre de l'inestimable ?

Nous savons tous que l'argent – c'est-à-dire la richesse matérielle – ne fait pas le bonheur (même s'il y contribue). Et la croissance du PIB non plus. Pire, depuis une trentaine d'années, celle-ci semble aller de pair avec un déclin du bonheur. Il est donc naturel de rechercher d'autres indicateurs de la richesse, qui entendent mesurer non seulement la valeur marchande, mais aussi la valeur sociale, humaine, culturelle, etc., produite par une société. Ces indicateurs alternatifs sont utiles pour rompre avec l'omniprésence de l'idéologie marchande. Mais ils donnent des résultats incertains et contrastés. Et, surtout, on peut se demander si, en prétendant agréger des données extrêmement disparates, ils ne participent pas du fantasme de la mesure universelle, celui-là même qui donne à la dictature du PIB toute sa puissance et qui alimente au-jourd'hui le culte de l'évaluation et du reporting généralisés au cœur du néomanagement.
Avant de tenter de mesurer les différentes formes de richesse, il faut donc s'interroger sur l'idée même de richesse. Et si la richesse était de l'ordre de la gratuité, de ce qui ne se mesure pas ou excède la mesure ? Du côté de l'inestimable ?

De (auteur) : Alain Caillé
Postface de : Juliette Weber

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Expérience de lecture

Avis des libraires

En réponse à la commande d'une cellule de recherche commune à trois assureurs mutualistes, ce bref ouvrage n'apporte à proprement parler pas de nouvelles idées à ceux qui sont déjà familiers du Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales (Mauss), dont l'auteur est un des principaux animateurs. Pour autant, celui-ci n'en repose pas moins des questions on ne peut plus fondamentales, mais qui restent obstinément occultées dans le débat public. A savoir qu'est-ce que la richesse, le bonheur, et comment les mesurer ? Alain Caillé présente un certain nombre de distinctions éclairantes, pour l'essentiel déjà présentées ailleurs, avant de conclure par un plaidoyer pour le " convivialisme ". Un ouvrage pédagogique que l'on conseillera à ceux qui ne connaissent pas encore le Mauss.

|Igor Martinache
Alternatives Economiques

Qu'est-ce que la richesse. La question a l'air simple, elle est en fait très complexe. Le sociologue Alain Caillé, directeur de La revue du MAUSS, réfléchit ici sur la notion de richesse et sur la recherche, depuis une trentaine d'années, de nouveaux indicateurs pour mesurer non seulement la valeur marchande, mais aussi la valeur sociale, humaine et culturelle produite par une société. S'il apparaît intuitivement louable de ne pas limiter la richesse aux seules valeurs matérielles et économiques, le sociologue pointe les dangers de cet élargissement. "Viser d'autres définitions de la richesse pourrait se révéler la pire des choses si, en entreprenant de relativiser le PIB et la croissance marchande, an en venait à vouloir tout mesurer de façon à élaborer, pour toutes les composantes de notre vie des indices de performance et d'efficacité", prévient-il. Face aux risques du "tout mesurable", ce livre cherche à sauvegarder ce qui ressortit au don, à la gratuité, à l'inestimable. Un plaidoyer pour un usage mesuré de la mesure.

|Elodie Maurot
La Croix

Nous savons tous que l'argent - c'est à dire la richesse matérielle - ne fait pas le bonheur (même s'il y contribue). Et la croissance du PIB non plus. Pire, depuis une trentaine d'années, celle-ci semble aller de pair avec un déclin du bonheur. Il est donc naturel de rechercher d'autres indicateurs de la richesse, qui entendent mesurer non seulement la valeur marchande, mais aussi la valeur sociale, humaine, culturelle, etc..., produite par une société. Ces indicateurs alternatifs sont utiles pour rompre avec l'omniprésence de l'idéologie marchande. Mais avant de tenter de mesurer les différentes formes de richesse, il faut peut-être s'interroger sur l'idée même de richesse.

Espace Social Européen
Des réflexions sur la monnaie archaïque en passant par celles de Marcel Mauss sur le don et le contre-don, la notion de richesse est au cœur des travaux de sociologie ou d'anthropologie économique. Ceux-ci ont bien documenté les variations spatio-temporelles que la notion recouvre, et certains s'interrogent aujourd'hui sur son sens dans un monde contemporain en crise de ses idéologies de la croissance et de la marchandisation. C'est dans cette lignée que s'inscrit explicitement ce dernier petit ouvrage d'Alain Caillé, fondateur du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales) et de la revue éponyme. Partant du constat que depuis une trentaine d'années la croissance économique ne s'est pas accompagnée, dans les pays occidentaux, d'une hausse de la perception subjective du bien-être, il faut mettre à la question nos conceptions de la richesse et plus particulièrement les indicateurs à travers lesquels nous la mesurons.|Emmanuel Galland
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Fiche technique du livre

  • Genres
    Sciences Humaines & Savoirs , Sciences Humaines & Sociales
  • EAN
    9782707171344
  • Collection ou Série
    Cahiers libres
  • Format
    Grand format
  • Nombre de pages
    144
  • Dimensions
    190 x 124 mm

L'auteur

Alain Caillé

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13,00 € Grand format 144 pages