Seuls les vivants créent le monde : Le livre de Stefan Zweig
Publiés " à chaud " entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici – articles, manifestes et reportages inédits en français sur sa propre expérience des combats et sur le bouleversement de l'Europe ravagée par le conflit – montrent l'évolution de Stefan Zweig à un moment clé de l'histoire et de sa vie. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes, complexes, sinon contradictoires : elles ont changé l'homme et transformé l'artiste, lui donnant une épaisseur qu'il n'avait pas. Zweig, qui revendiquait une pensée humaniste, semble, confronté à la réalité de la guerre, abdiquer. Dans un premier temps, il est, comme bien d'autres, emporté par le déferlement des passions et par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, notamment après son voyage en Galicie de juillet 1915 durant lequel il constate les horreurs " réelles " de la guerre.
À partir de 1917, Zweig prend peu à peu le rôle de " guide spirituel " pour l'Europe,
en signant de nouveaux textes, dont un saisissant " Éloge du défaitisme ", où il cherche à
résister au " bourrage de crâne " qui s'exerce sans relâche sur les consciences individuelles.
Un siècle après, son appel à la résurrection de l'esprit et de l'Europe retentit avec plus de force que jamais.
De (auteur) : Stefan Zweig
Traduit par : David Sanson
Directeur éditorial : Bertrand Dermoncourt
Expérience de lecture
Avis Babelio
benlallianais
• Il y a 4 semaines
Parlons paix, parlons bien ! Recueil de textes aussi éclectiques qu’éclairants, "Seuls les vivants créent le monde" présente d’abord l’évolution d’un auteur aux positions mouvantes, complexes sinon contradictoires. • Avant de devenir le “guide spirituel pour l’Europe”, rôle qu’on ne lui connaît que trop bien aujourd’hui, Zweig était avant tout un fervent nationaliste. Les premiers textes, parfois empreints d’un lyrisme déconcertant, en sont la preuve éclairante. Se sentant obligé par les circonstance, il écrit, après la déclaration officielle de guerre, une lettre d’adieu à à ses amis et compagnons de l’étranger. Chacun son camp ! #x1f44a • Son cheminement philosophique durant la Grande Guerre l’a, toutefois, conduit à un tournant décisif : son voyage en Gallicie, en 1915, le rend témoin des réalités de la guerre. Il s’émouvra souvent de la distance que le peuple, loin de ces réalités, peut avoir avec les soldats et les conséquences directes de la guerre. Deux textes m’ont particulièrement éclairée : J’ai découvert, à travers une chronique de Zweig, le livre Le Feu de Barbusse (Prix Goncourt 1916). Il s’inspire de son expérience personnelle pour initier une démarche : décrire, pour la première fois, les réalités et les souffrances concrètes des soldats durant la Grande guerre. La souffrance, l’attente, l'usure et surtout l’oubli sont autant de thèmes traités par Barbusse. Bref, très certainement ma prochaine lecture ! #x1f913 L'éloge du défaitisme a été ma deuxième grande surprise ! Déjà, je la trouve plus qu’à propos dans notre époque contemporaine. On sent, par ailleurs, tout le scepticisme de Zweig quant à l’importance et au rôle de l’intellectuel engagé. Très critiqué pour son manque de prise de position face à la montée du nazisme, Zweig n’en demeure pas moins humaniste et fervent défenseur de l’Europe. #x1f1ea • Il y a de tout dans cet ouvrage, et certainement de quoi vous plaire !
Avis des membres
Fiche technique du livre
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- Genres
- Classiques et Littérature , Littérature Classique
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- EAN
- 9782221221501
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- Collection ou Série
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- Format
- Grand format
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- Nombre de pages
- 176
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- Dimensions
- 215 x 135 mm
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15,00 € Grand format 176 pages