La chair est triste hélas : Le livre de Ovidie

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Julliard

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" J'ai repensé à ces innombrables rapports auxquels je m'étais forcée par politesse, pour ne pas froisser les ego fragiles. À toutes les fois où mon plaisir était optionnel, où je n'avais pas joui. À tous ces coïts où j'avais eu mal avant, pendant, après. Aux préparatifs douloureux à coups d'épilateur, aux pénétrations à rallonge, aux positions inconfortables, aux cystites du lendemain. À tous ces sacrifices pour rester cotée à l'argus sur le grand marché de la baisabilité. À toute cette mascarade destinée à attirer le chaland ou à maintenir le désir après des années de vie commune. Cette servitude volontaire à laquelle se soumettent les femmes hétérosexuelles, pour si peu de plaisir en retour, sans doute par peur d'être abandonnées, une fois fripées comme ces vieilles filles qu'on regarde avec pitié. Un jour, j'ai arrêté le sexe avec les hommes. "

Autrice et documentariste spécialiste de l'intime et du rapport au corps, Ovidie retrace ici la trajectoire qui l'a conduite à quatre années de grève du sexe.

Dirigée par Vanessa Springora, la collection " Fauteuse de trouble " articule intimité et émancipation, érotisme et féminisme, corps et révolte, sexuel et textuel.

De (auteur) : Ovidie

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Expérience de lecture

Avis des libraires

Un texte intime écrit comme on aligne une série d'uppercuts.|Fabienne Rosset
Femina web
Avec humour et une grande liberté de ton, [Ovidie] continue de pulvériser les normes sexuelles de notre société.|Catherine Durand
Marie-Claire
Une fulgurante entrée en matière pour ce brûlot signé Ovidie qui révèle une facette émouvante de sa personnalité.|Sandrine Poissonnier
Paris-Normandie
" Un texte qui n'est ni un manifeste ni une leçon de féminisme mais l'expression d'un immense ras-le-bol nourri de colère, d'humour et de radicalité. "|Cécile Daumas
Libération
Avec La chair est triste hélas, Ovidie signe une diatribe contre l'écran de fumée que représentent, selon elle, les relations hétérosexuelles.
L'Obs
Un texte cathartique à lire de toute urgence.
Cheek
Lisez Ovidie. Sur la sexualité, l'intimisme et les récits de soi, elle en sait bien plus que la plupart d'entre nous.|Yves Jaeglé
Le Parisien
[...] En restant sur le terrain de l'intime, très intime, [Ovidie] parvient à signer un texte foncièrement politique. Pro-sexe ou en retrait de la sexualité, elle questionne une fois de plus nos habitudes et nos conditionnements.|Valérie Lehoux
Télérama
Ovidie ouvre le bal de la nouvelle collection de Julliard "Fauteuse de trouble", avec un récit puissant interrogeant son intimité, privée de sexualité.|Kerenn Elkaïm
Livres Hebdo
À travers le récit et l'analyse de ses quatre années d'abstinence sexuelle décidée, revendiquée, Ovidie remet tout un système en question, un jeu de dupes absurde sur lequel la société reste fondée, à travers lequel les femmes sont limitées.
Les Inrockuptibles
Ovidie livre un texte électrisant, tout en même temps intime et corrosif
Madmoizelle.com
" [Un] texte puissant sur l'abstinence et les pièges de la sexualité hétéronormée "
Les Inrocks
Ce récit très intime baigné de sororité parlera à beaucoup de femmes qui se reconnaîtront et permettra de revoir à travers ce témoignage brillant et parfois hilarant la question du couple hétéronormé dans son intimité et dans la société.
Maruani
Un essai retentissant.
Causette
[Un] texte aussi intime que politique ! Un récit brut et impactant qui ne peut laisser indifférent.
La Nuit des temps
Un texte bénéfique aussi bien pour les femmes que pour les hommes qui ajoute une pierre de plus à la pensée féministe.
Thuard
Avec Ovidie, j'ai pris non seulement une claque dans la tronche, mais aussi un bon coup de pied dans le c**|Camille & Cécile
Lettres à croquer
Fidèle à l'intelligence et au militantisme qui la caractérisent, [Ovidie] confie un texte intime, politique, hautement sincère.
La Flibuste
En lisant ce livre, on ne peut s'empêcher de penser à Virginie Despentes, qui elle aussi s'est tournée vers les femmes en expliquant qu'elles étaient de bien meilleures amantes et partenaires de vie. Ovidie semble lui rendre hommage.
BIBA
[Un] récit intime enlevé et énervé
Ouest France
Dans une langue brûlot, [Ovidie] remet les pendules à l'heure.
Le Journal du Dimanche
Brut, percutant, confrontant, et drôle aussi.
Le Vif
Dans un style unique etbrut, Ovidie revient sur les raisons qui l'ont poussée à arrêter le sexe avec les hommes. Un récit touchant qui fait du bien, à lire de toute urgence !
Le Bateau livre
Aucun moyen de reprendre son souffle dans cet essai. Ovidie nous plaque au sol avec un texte d'une force inouïe et difficilement réfutable.
Mots et images
Ce livre d'Ovidie est peut-être le témoignage écrit le plus important depuis " le Consentement " de Vanessa Springora.
L'Obs

Avis Babelio

Moonlight07

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Dans ce court texte d'une centaine de pages, Ovidie nous partage librement ses réflexions sur le patriarcat, la sexualité, la place des femmes dans la société et dans la sphère privée, le consentement, le travail du sexe... J'ai apprécié la forme épurée et le ton direct employé. Ce n'est pas un essai et cela rend sa lecture accessible pour peu qu'on ne se braque pas devant le propos radical de l'auteure. Je pense que cela peut être une bonne porte d'entrée vers des textes plus approfondis sur le féminisme, les théories de genre, et de manière générale, sur la gauche radicale, pour un public peu formé sur ces questions. Et c'est très bien d'avoir des textes de vulgarisation agréables et percutants à lire. D'un œil plus avisé et politisé, cet écrit ne présente pas un intérêt majeur puisqu'Ovidie vulgarise des concepts déjà diffusé et connu dans les cercles militants. L'originalité est que c'est ici sous la forme d'un témoignage, sincère, passionné et avec beaucoup d'humour au demeurant, que plusieurs notions majeures sont amenées et présentées.

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VicMolly

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

[masquer]Pour définir ce livre, on pourrait être tenté d'utiliser le terme "critique", mais ce serait passer à côté de tout ce qu'il représente. Dans ces quelques centaines de pages, Ovidie ne fait pas une critique, mais bien une constatation forte et honnête qui nous questionne sur notre rapport à l'autre mais surtout notre rapport à nous même dans nos relations. Une constatation peu joyeuse de la société et de ses codes, qui continuent de pourrir la vie de celles et ceux qui n'y adhèrent pas, que ce soit par choix ou non. Cette société, qui aime crier haut et fort, depuis trop peu d'années, qu'elle soutient l'égalité entre les sexes, mais dont les anciens diktats, maintenant imprégnés dans la chair de toustes, ressurgissent, hélas, dès qu'ils en ont l'occasion. Le pouvoir, sentiment agréable pour beaucoup, se mêle à cette volonté de domination — douce ou brutale, selon les individus — que ce soit dans l'intimité ou pleinement assumée au grand jour. Ainsi, Ovidie constate. Elle constate cette volonté de domination, qui conduit trop souvent à l'humiliation d'un des partenaires, qui n'a peut-être pas osé dire "non" par peur, nous poussant parfois à faire des choix que nous ne voulons pas réellement, sachant que, sinon, cela pourrait être pire. Puis, en réalité, le refus n'est pas toujours compris. Même aujourd'hui, il est souvent mis de côté et réinterprété en "oui", plus agréable à entendre pour l'autre, celui en qui on a confiance et qui en profite pour nous manipuler. Elle constate le ras-le-bol général, des femmes en particulier, qui ont trop accepté, parfois dans la douleur, sans jamais recevoir un minimum de considération en retour. Elle constate les dérives d'une sexualité qu'on aime croire libérée, mais qui, en réalité, ne l'est pas. Elle constate que l'amour n'est pas garant de sécurité et que le "couple" et sa définition semblent souvent plus proches d'un troc purement corporel que sentimental. Elle constate qu'elle ne veut plus vivre de la sorte, avec ces injonctions qui la mettent dans la même catégorie qu'un bel objet en vitrine. Elle précise, puisqu'elle parle principalement de relations hétérosexuelles, que ce ne sont pas tous les hommes, et que ce ne sont pas seulement les hommes. Que rien n'est tout blanc ou tout noir. Mais elle fait ses constatations à partir de ses expériences. Elle constate que le sexe ne lui manque pas. Ovidie constate que c'est compliqué de ne pas suivre les codes d'une société qui prétend avoir évolué, mais qui, en réalité, continue d'être exactement comme elle l'a toujours été.[/masquer]

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Peterpantalon

3.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Bien écrit. Le témoignage personnel est parfois intéressant, les réflexions souvent attendues. Le discours très majoritairement monolithique sur les hommes me pose question. L'équivalent, écrit par un auteur masculin serait très certainement taxé de misogyne, voire de masculiniste. Cela dit , il faut sans doute lire ce livre comme un pamphlet, avec les outrances propres au genre, comme le dit très justement (et avec verve) l'autrice en avant-propos: « Ce texte n'est ni un essai ni un manifeste. Il n'est en rien une leçon de féminisme ni un projet de société. Tout au plus est-il un exutoire, un texte catharsique en écriture automatique [...] où l'affect amorce la réflexion {...]. Ce texte est tout ce que je ne peux dire, tout ce que je m’interdis de verbaliser de peur que mes mots dépassent ma pensée. Il est une violence qu’on finit par regretter, mais par laquelle il faut passer pour trouver l’apaisement. Ce texte est la fureur qui m’embrase et me consume. Il est une violence qu'on finit par regretter, mais par laquelle il faut passer pour trouver l'apaisement».

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Ambre1802

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Ovidie se livre sans aucun fard sur son rapport aux hommes et à l'hétérosexualité. Personnellement j'ai trouvé ses propos extrêmement pertinents quand à l'instrumentalisation du corps de la femme, les diktats imposés par la société et surtout notre propre soumission face à toutes ses injonctions. Cette lecture m'a permise une telle introspection quant à mon rapport à mon propre corps, à ma propre liberté d'être, de penser.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Français
  • EAN
    9782260055211
  • Collection ou Série
    Fauteuse de trouble
  • Format
    Grand format
  • Nombre de pages
    160
  • Dimensions
    207 x 142 mm

L'auteur

Nous sommes ravis de vous accueillir dans notre univers où les mots s'animent et où les histoires prennent vie. Que vous soyez à la recherche d'un roman poignant, d'une intrigue palpitante ou d'un voyage littéraire inoubliable, vous trouverez ici une vaste sélection de livres qui combleront toutes vos envies de lecture.

18,00 € Grand format 160 pages