Hommage à la Catalogne : Le livre de George Orwell

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Texte fondateur qui préfigure en partie les visions dramatiques du monde totalitaire de 1984, Hommage à la Catalogne est autant un reportage qu'une réflexion sur la guerre d'Espagne. Engagé aux côtés des républicains, Orwell voit dans la trahison des communistes les conséquences du jeu politique stalinien. Il en découlera la prise de conscience d'un nécessaire engagement...

" Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. "
Sébastien Lapaque - Le Figaro littéraire

Traduit de l'anglais
par Yvonne Davet



De (auteur) : George Orwell
Traduit par : Yvonne Davet

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Expérience de lecture

Avis des libraires

" Un passionnant reportage à la première personne, étonnamment dépourvu d'amertume, où George Orwell exalte le courage et la fraternité sans frontières des insurgés catalans. "
Sophie Bourdais, Télérama

" Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. "
Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire

" Un témoignage lumineux, juste, précis, sans emphase, de ses mois passés parmis les plus misérables des soldats, puis de sa fuite pour échapper aux querelles idéologiques. "
Josiane Guéguen, Ouest France

PRESSE

Avis Babelio

benlallianais

4.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

George Orwell, Hommage a la Catalogne, 1937 - #x1f4da À 33ans, George Orwell, en journaliste intrépide, part couvrir les événements en Espagne. Face à la menace que fait peser le fascisme sur la République espagnole, et porté à la fois par ses idéaux et par l'ambiance anarchiste de Barcelone, il décide finalement de s'engager comme milicien dans les rangs du Parti Ouvrier d’Unification Marxiste (P.O.U.M). #x1f1ea La Catalogne : bastion républicain, révolution sociale et théatre des tensions intestines Orwell rend un vibrant hommage à la Catalogne ! Région espagnole, s'il en est, qui a incarné à elle seule la résistance républicaine contre l'insurrection militaire franquiste pendant toute la guerre civile espagnole (1936-1939). Bastion républicain, la Catalogne a incarné l'espoir d'une révolution sociale, d'une société sans État, fondée sur le collectivisme et l'autogestion. Orwell décrit la fureur de cet espoir anarchiste, les drapeaux rouge et noir flottant sur les bâtiments de las ramblas, naviguant sans cesse entre liesse et désespoir, conviction et déception, lassitude et misère. Car la Catalogne est aussi le théâtre de fortes tensions internes au sein du camp républicain, opposant anarchistes et communistes. Cette lutte fratricide, incomprise d'Orwell, sera vivement critiquée, puisqu'il n'y verra que le poids des enjeux politiques partisans. #x1f4ad Entre idealisation naïve de certains mouvements (anarchistes) et manque de compréhension des enjeux des alliances au sein du camp républicain, de nombreux auteurs espagnols s'opposeront au récit relaté par Orwell, à l'instar de Manuel Vázquez Montalbán. Mais, comme le dit Orwell lui-même, "consciemment ou inconsciemment, chacun écrit en partisan". - #x1f54a Un hommage, oui, mais aussi l'autopsie d’un rêve brisé : celui de la révolution espagnole, où l’espoir de voir triompher la sociale-démocratie a semblé, un instant, faire battre les cœurs et réveiller les passions. Autres recommandations de lecture sur la guerre d’Espagne : Hemingway, Pour qui sonne le glas.

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miriam

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

C'est un témoignage, un récit très personnel, qu'Orwell livre de son engagement (décembre1936-été 1937) publié au printemps 1938. A son arrivée à Barcelone, en décembre 1936, Eric Blair  rejoint les Milices et le POUM (Parti Ouvrier d'unification Marxiste) , un peu par hasard, il aurait pu aussi bien rejoindre les Brigades Internationales (communistes) . Sans avoir analysé les forces en présences, sans idéologie préconçue. Pour soutenir les forces antifascistes.  Ayant été policier en Birmanie, dès son arrivée, il se trouve opérationnel sur le front en Aragon. Ses camarades des milices sont inexpérimentés, souvent très jeunes, sans uniformes et surtout sans armes, quelques fusils hors d'usages, des grenades plus dangereuses pour le lanceur que pour l'ennemi. " l’égalité sociale entre officiers et hommes était le principe sur lequel reposait l’essentiel. Tout le monde, du général au simple soldat, touchait le même salaire, mangeait la même nourriture, portait les mêmes vêtements ..." milices étaient l’ébauche provisoire d’une société sans classes Il découvre la Révolution, la fraternité de la société sans classe, l'égalité dans le dénuement. Guerre de positions. Le souci est de trouver du bois pour se chauffer plus que de déloger les positions franquistes. Guerre étrange où l'absence d'armement les obligent à des stratégies dignes des Monty Pythons : Faute de pouvoir tuer l’ennemi, on lui criait dessus. Cette méthode militaire est si singulière qu’elle mérite d’être expliquée. Parfois, au lieu de crier des slogans révolutionnaires, il disait simplement aux fascistes que nous étions mieux nourris qu’eux.  Pas d'héroïsme, de la camaraderie. Empathie envers ces espagnols si sympathiques. Récit souvent humoristique. Orwell excelle à nous faire entendre les bruits de la guerre, onomatopée, fracas des grenades. je n'aime pas trop les romans de guerre, ce récit dénué de fureur me convient bien. Au fil des mois, des semaines, une armée républicaine s'entraine et s'arme. Les combats se précisent. Devant Huesca, Blair est blessé à la gorge, à quelques millimètres près la carotide aurait été touchée.  A Barcelone, au printemps la situation a changé. L'ambiance de fraternité révolutionnaire a laissé la place entre les suspicions, les luttes de factions entre anarchistes et communistes "Le danger était simple et lisible : c’était l’antagonisme entre les anarchistes et les communistes, entre ceux qui souhaitaient que la révolution suive son cours et ceux qui voulaient la freiner ou l’arrêter. Pour que la Généralité, contrôlée par le PSUC, puisse sécuriser sa position, il fallait d’abord désarmer les ouvriers de la CNT." Les sièges des différentes organisations deviennent des bastions à défendre, une guerre civile fait rage autour du Central téléphonique, des barricades barrent les rues. Le POUM est interdit. Ses membres accusés de trotskisme et même de connivence avec les fascistes. Autant les combats contre les franquistes paraissent éloignés presque irréels, autant les luttes fratricides sont présentes. La sortie de Barcelone est pénible. Pour ne pas être arrêté, Eric Blair avec ses compagnons doivent fuir leurs hôtels et lieux de réunion pour dormir dehors. Ils tentent d'adoucir le sort d'un camarade emprisonné. Puis dès que leurs papiers sont en règle Eric Blair et sa femme Eileen passent la frontière. A la suite de ce récit, deux épilogues analysent la situation politique.  Intéressant, son témoignage ne concorde pas forcément avec les commentaires de la Presse en Angleterre et en Europe.  Franco n’était pas strictement comparable à Hitler ou à Mussolini. Son soulèvement était une mutinerie militaire soutenue par l’aristocratie et l’Église pour l’essentiel, surtout au début, il s’agissait non pas tant d’une tentative d’imposer le fascisme que de restaurer la féodalité. Il n’y eut pas seulement une guerre civile en Espagne mais aussi le début d’une révolution. Et c’est précisément ce que la presse antifasciste étrangère passa sous silence ; le problème fut réduit en une équation simpliste, « fascisme contre démocratie », Il revient sur l'interdiction du POUM et sur le rôle de l'URSS   l’expulsion du POUM de la Généralité catalane, a été faite sous les ordres de l’URSS. Donc, grosso modo, l’alignement des forces était le suivant : d’un côté, la CNT-FAI, le POUM et une partie des socialistes, partisans du contrôle ouvrier ; de l’autre, les socialistes de droite, les libéraux et les communistes, partisans d’un gouvernement centralisé comme d’une armée structurée, hiérarchisée. Toutefois, s'il est très hostile envers les journalistes qui ont relayé les consignes de l'URSS, il est beaucoup plus nuancé vis à vis des combattants des Brigades Internationales. les communistes des Brigades internationales que je rencontrais de temps en temps, ne m’ont jamais traité de trotskiste ou de traître ; ils ont laissé ce privilège aux journalistes à l’arrière. Ceux qui ont écrit des pamphlets contre nous et nous ont diffamés  Dans la lecture de L'invisible madame Orwell de Anna Funder, l'épisode espagnol de Orwell et de sa femme Eileen m'avait interpelée. Evidemment dans la recension d'Orwell, Eileen n'est citée qu'en passant, et en passant sous silence son action à Barcelone. La militante n'étant décrite que comme une épouse soucieuse de fournir des cigares et des vêtements propres. C'est agaçant mais cela ne retire rien à la puissance du témoignage. 

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AnneSoleneInParisLove

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 an

Le militaire et journaliste George Orwell, fier de son engagement aveugle, le laisse apparaitre de manière assez candide, voire même naïve - peu de mots relatent des affres de ce début de résistance avant la macabre guerre civile ; Orwell - journaliste anglais - s'est porté volontaire parmi les membres du Poum ( parti ouvrier d'unification marxiste ) du PA ( parti anarchiste ), et du PC ( parti communiste ). Une écriture partisane journalistique, témoignant de l'élan collectif contre le régime franquiste.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Romans , Roman Étranger
  • EAN
    9782264030382
  • Collection ou Série
    Littérature étrangère
  • Format
    Poche
  • Nombre de pages
    304
  • Dimensions
    179 x 110 mm

L'auteur

George Orwell

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8,30 € Poche 304 pages