La Méthode sicilienne : Le livre de Andrea Camilleri
Pour le fidèle bras droit du commissaire Montalbano, l'infatigable coureur de jupons Mimí Augello, c'est une nuit comme les autres lorsqu'il doit se sauver par la fenêtre de la chambre de sa maîtresse pour échapper au mari cocu. Ce qui l'est moins en revanche, c'est de tomber à l'étage du dessous sur le voisin allongé sur son lit, élégamment vêtu... et mort.
Le lendemain matin, un appel au commissariat signale qu'un homme a été retrouvé dans les mêmes circonstances, à une adresse différente. Comment est-ce possible ? Qu'en est-il du premier corps ? Ces tableaux macabres ont un bien étrange goût de mise en scène théâtrale...
Montalbano parviendra-t-il à résoudre cette affaire, dans laquelle drame et réalité se confondent et où les cadavres disparaissent comme dans une pantomime ?
Traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani
De (auteur) : Andrea Camilleri
Traduit par : Serge Quadruppani
Expérience de lecture
Avis Babelio
LudivineBon
• Il y a 1 mois
Le Commissaire Montalbano et son fidèle bras droit Mimì Augello ont un cadavre sur les bras. L’éternel coureur de jupons Augello a sauté d’un balcon pour échapper à un mari cocu et s’est retrouvé dans un appartement où un corps sans vie reposait. Augello court avertir le commissaire et une enquête est rapidement entamée. Sauf qu’il faut justifier d’entrer dans un appartement dans lequel un mort était présent. Cette enquête reste officieuse, pour le moment. D’autant plus qu’ils vont bientôt être confrontés à un autre problème, un second mort a été retrouvé chez lui, apparemment dans les mêmes circonstances que ce premier corps qu’ils sont les seuls à connaître. Cette seconde enquête, officielle cette fois, les rapprochent du milieu du théâtre et des prêts d’argent. La victime faisait les deux. Du théâtre avec une immersion des futurs acteurs dans des conditions difficiles et des prêts d’argent plutôt intéressants. Autant de bonnes raisons de se faire des ennemis et d’être la victime d’un meurtre. Deux enquêtes qui vont se rejoindre avec subtilité. Auteur mort en 2019, Camilleri laisse un enquêteur aussi subtil que fin gourmet. On mange décidément beaucoup dans les polars italiens. Varesi est tout aussi prolixe en matière culinaire. La comparaison s’arrête là car nous sommes ici en Sicile avec un phrasé et des tournures très atypiques. La note d’introduction du traducteur est aussi riche que nécessaire pour comprendre les choix stylistiques de l’auteur. Des expressions, réflexions et des dialogues très savoureux à la mode sicilienne. Cela rend le livre aussi intéressant que délicieux à découvrir. Un très bon moment de lecture.
Baluzo
• Il y a 1 mois
Une nouvelle aventure féminine pour Montalbano au travers d'une histoire alambiquée de cadavre disparu.... les bons petits plats ne manquent pas et on se retrouve la fine équipe du commissaire....Voila donc une nouvelle histoire qui part fort bien mais dont le dénouement déçoit un peu , comme s'il a bien fallu un dénouement à une intrigue séduisante mais un peu courte....
Claude74
• Il y a 2 mois
Encore un très bon Montalbano avec une intrigue certes un poil tordue, mais je me régale toujours autant avec les personnages de camilleri, le côté grand guignol avec la saveur de la traduction de quadruppani me réjouissent toujours autant. Comme c'est l'avant-dernier opus des enquêtes (ou des turpitudes comme on voudra...) je n'ai plus qu'à écrire....Allez un dernier pour la route Santé Salvo !
Lunabiax
• Il y a 3 mois
Sur fond de misère sociale et de théâtre expérimental, on retrouve dans ce nouveau tome tous les éléments qui ont caractérisé l’épopée Montalbano : l’hommage rendu à la gastronomie sicilienne au fil des petits plats concoctés par Angelina ou chez Enzo, l’équipe habituelle du commissaire, dont l’inénarrable Catarella, ses tics de langage et ses claquements de porte, le style si habilement rendu par le traducteur Sergio Quadruppani, les bains de mer au petit matin. Certes, il y a tout ça, mais surtout le portrait d’un Montalbano vieillissant, qui commence à avoir des petits ennuis de santé. Ainsi Livia lui laisse-t-elle un billet injonctif sur la porte de son réfrigérateur : « Rappelle-toi que ton métabolisme a profondément changé. Il faut peu de calories pour satisfaire les besoins journaliers ». Suit une liste d’ingrédients interdits, pour l’essentiel les spécialités dont raffole Montalbano, et, recommandation ultime : « Abolir le whisky », assortie d’une tête de mort. Un grand tracassin dont il va rapidement se décharger, d’autant plus qu’il va tomber amoureux d’une trentenaire sublime qui va lui faire ressentir « une espèce d’esquichage au creux de l’estomac ». La dame est belle donc, mais diablement froide et distante, jusqu’à ce qu’un jour où ils examinent des dossiers : « Elle le fixa dans les yeux. Salvo répondit à son regard. Ils sortirent trempés de la douche. ». Entre l’échange des regards et la douche, Camilleri a inséré un beau poème de Patrizia Cavalli, où il est question des corps qui se touchent ou se fuient, et de l’étreinte ou du recul et qui s’achève par : « Le reste est pour les fous ». C’est une bien jolie ellipse, qui donne tout loisir d’imaginer ce qui a pu se passer entre le commissaire et la jeune femme, qui fait penser à Flaubert et ses quatre mots : « Il voyagea. Il revint » de L’Education sentimentale. Elle dit aussi beaucoup du moment où le grand romancier italien a écrit son récit, vers la fin de sa vie, alors que devenu aveugle il était contraint de dicter son texte. Faut-il y voir la nostalgie d’une époque où sa jeunesse lui permettait de séduire ? Est-ce par pudeur ? A des fins stylistiques ? Je pencherais plutôt pour les deux premières solutions. En tout cas, le résultat en est un récit drôle et touchant, où le personnage de Montalbano prend encore plus d’ampleur, et semble incarner son créateur, à travers le poids des années et ce printemps tardif qui va l’amener à dépenser l’équivalent de plusieurs repas gastronomiques pour s’habiller et se faire coiffer en conséquence. Avec un dénouement qui ne peut que faire piaffer dans l’attente de la parution de la suite, qui promet d’être bien courte hélas.
Avis des membres
Fiche technique du livre
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- Genres
- Policiers & Thrillers , Roman Policier
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- EAN
- 9782265155077
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- Collection ou Série
- Fleuve noir
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- Format
- Grand format
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- Nombre de pages
- 288
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- Dimensions
- 212 x 143 mm
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20,90 € Grand format 288 pages