American mother : Le livre de Colum McCann, Diane Foley
Comment rester debout face à la violence, à l'horreur ? Comment regarder dans les yeux celui qui vous a enlevé ce que vous aviez de plus précieux ? Comment pardonner à l'assassin d'un des siens ? Comment garder espoir quand tant d'atrocités sont commises au nom de la religion ?
Toutes ces questions qui nous assaillent dans une actualité toujours plus tragique, Colum McCann y a été confronté lors de sa rencontre avec Diane Foley. Jour après jour, il l'a accompagnée au procès des bourreaux de Daech et a vu une mère au courage exceptionnel puiser dans sa foi et son humanisme la force d'affronter un de ceux qui ont torturé et décapité son fils, le journaliste américain James Foley.
Plongez dans une enquête vibrante sur les intégrismes religieux à travers l'histoire vraie de cette mère de famille face à l'horreur.
" Des questions fondamentales sont posées dans ce livre magnifiquement écrit. "
Libération
" Un document exceptionnel, et plus que jamais incontournable, par les temps qui courent. "
Rolling Stones
" Une plongée vertigineuse dans les racines de la violence et dans les ravages du fanatisme. Et un vibrant plaidoyer pour que subsiste, même dans l'horreur, une part d'humanité. "
Le Parisien week-end
" Colum McCann repousse encore un peu plus loin les limites de la littérature dans son nouvel ouvrage, American Mother "
Le Point
" Bouleversant d'humanité. "
Closer
" Un face-à-face un peu fou qui nous interroge profondément. "
Elle
De (auteur) : Colum McCann, Diane Foley
Traduit par : Clément Baude
Expérience de lecture
Avis Babelio
stephanedlny
• Il y a 1 mois
Bien que fan de C Mc CANN je n'avais pas envie de lire ce livre. J'avais la crainte qu'on y parle trop de religion, que les évidences s'enchaînent sur l'horreur, et le pardon. Après l'avoir acheté il est resté longtemps dans une pile à lire. Et puis je m'y suis engagé. Les craintes que j'avais se sont avérées juste. La foi est partout, celle de D Foley, sans qu'on mette en relief celle d'Alexanda, le terroriste, ou bien trop platement. Mais le livre est aussi un extraordinaire témoignage de ce qu'est être mère, de la manière dont on vit la prise d'otage, dont on y survit. Et aussi un formidable travail de biographie pour autrui. En tant que biographe, qui en connaît la difficulté, ce travail doit être salué à sa mesure. C. Mc CANN, grand écrivain, sait s'effacer pour donner la parole a D Foley. Ce n'est pas donné a tous les auteurs. Vampiriser les histoires d'autrui fait partie du travail d'écriture, dépasser cette envie est le témoignage d'une grande maîtrise et maturité.
Claire__bulle
• Il y a 1 mois
J'ai trouvé ce texte profond et fortt. Il met en lumière James Foley, Jim pour ses proches et aussi le parcours du combattant qu'a vécu sa famille afin d'obtenir la vérité. Sa mère s'est rendue au procès de ses bourreaux afin d'obtenir des réponses, comprendre pourquoi son fils journaliste a été tué. La mise en scène de sa mort filmée et diffusée sur internet a été macabre. Elle a été utilisée afin d'obtenir des rançons, des libérations ou encore pour l'arrêt de la présence militaire. Les USA ont décidé de ne pas discuter avec les preneurs d'otage contrairement à d'autres pays. La Maison Blanche a mis un temps avant de s'exprimer auprès de la famille. Autant d'éléments qui questionnent les lecteurs. C'est un livre marquant et stupéfiant.
Heval
• Il y a 1 mois
La quatrième de couverture parle d'un "texte puissant, vibrant d'intelligence et de compassion"; le Monde des livres écrit qu'il s'agit d' "un récit bouleversant" et Libération évoque un "livre magnifiquement écrit ". Et moi, j'affirme, sans méchanceté aucune, et toujours avec la pure des honnêtetés, que ce texte est terriblement fade, mal écrit, plein de compassion mais sans intelligence ni puissance. Je n'aurais pas jugé si sévèrement ce livre si la publicité qui lui a été faite par-ci par-là n'était pas aussi dithyrambique. Chacun son avis, son opinion, ses goûts et ses couleurs, bien sûre, aussi vais-je exprimer la mienne. Ce texte ne mérite pas les louanges qui lui sont faits. Il est quelconque, banal. Il est d'une platitude, d'une naïveté déconcertante. Il n'y a que son sujet - la mort du journaliste américain James Foley assassiné par les terroristes de Daech dans des conditions effroyables - pour émouvoir. Lui seul compte. Lui seul affecte, ébranle, bouleverse. Parce que c'est injuste. Parce que c'est barbare. Parce que c'est effroyable. Le reste, le texte et ses mots, excusez moi, ne sont pas au niveau. De ce que l'on nous vend, j'entends. A titre personnelle, je trouve indécent de vendre ce livre comme s'il s'agissait d'une oeuvre de la littérature car c'est ouvrir la porte à des commentaires comme les miens qui, déçus, vont démonter les arguments de vente. Ce texte n'est pas un roman. Il n'est pas une œuvre. Il est un récit, un témoignage; d'une mère qui a perdu son fils dans des conditions effroyables comme d'autres mères, ailleurs, dans d'autres guerres. Il raconte une douleur qui n'a pas lieu d'être commenté. Car que dire sur elle? Rien qui vaille. Que dire sur Diane Foley? Rien qui vaille non plus. A la lecture du récit, qui s'émeut, qui s'en fiche. C'est affaire de sensibilité et d'humanité. Les pro- Daech justifieront leur barbaries et d'autres, comme moi, militeront pour leur extinction définitive. La forme, le texte et ses mots, n'ont aucune importance ici. Alors lisez, oui. Mais pour ce qu'il est. Le récit d'une mère qui pleure la mort de son fils décapité par Daech.
tienstiensolivier
• Il y a 1 mois
Le 18 août 2014, probablement... Il y a un peu plus de dix ans, un nouveau seuil a été franchi dans l'horreur. Une décapitation en direct circule sur les réseaux. Qui ne se souvient pas de ces images de Jim Foley vêtu d'une tunique orange et son bourreau habillé tout en noir? Et dans trois jours, ça fera exactement dix ans que Charb, Cabu, Georges Wolinski, Tignous et les autres... Contrairement à mes habitudes, j'ai attendu avant d'écrire ce billet. Attendu que ça se calme un peu dans ma tête, dans l'bide. Et j'éprouve des sentiments contradictoires; j'ai aimé et j'ai détesté. J'ai aimé le courage, la force de cette mère. J'ai détesté être à nouveau confronté à ces images qui m'avaient traumatisé il y a dix ans. Il y a de ces trucs qui ne sortent pas de la tête... le WTC, la flèche de ND, Abaaoud, complètement ahuri qui se vante dans son véhicule tirant des corps, Sharbat Gula... Bien-sûr, rien ne m'obligeait à me lancer dans cette lecture, nous sommes d'accord. Témoignage de cette "American mother" donc. Écrit à quatre mains et je suppose des heures et des heures d'échanges entre Diane Foley et Colum McCann. Si ce n'avait été Colum McCann, je pense qu'en France Emmanuel Carrère aurait pu s'emparer de ce "sujet" et aurait sans doute aussi trouvé les mots. S'agissant de ma première lecture de McCann, je trouve que le ton est juste, tout en sobriété et retenue et plein de respect. J'ai lu que son livre "Apeirogon" est remarquable et supérieur à celui-ci. Comparer? Mais what the fuck! Je le lirai très certainement mais ce genre de propos, je m'en fous. S'agissant d'un tel témoignage je m'interroge. Peut-on émettre un quelconque jugement par rapport à ce que nous venons de lire? Je n'ai pas la réponse. J'essaie de respecter tous les avis, toutes les opinions mais j'avoue que certains commentaires que j'ai pu lire à gauche et à droite m'ont un peu dérangé. Je n'ai pas compris. Mais chacun fait comme il veut, peut exprimer son avis et c'est ça qui est intéressant, ça fait la qualité et aussi la richesse de Babelio et c'est tant mieux. J'ai aimé la réflexion et le cheminement de Diane Foley qui cherche à comprendre, à se reconstruire, à avancer. On peut être dérangé par le côté "famille américaine trop parfaite", par la foi inébranlable de cette mère qui frise parfois la bigoterie. Je l'ai été un peu. Le dernier chapitre du livre m'a rappelé un de mes anciens voisins avec qui je discutais souvent. Sa compagne Loulou avait été assassinée. Il lui avait pardonné et m'expliquait que cette étape du pardon lui avait été nécessaire, indispensable pour continuer à vivre. Mon voisin s'appelait Julos Beaucarne. Trois, quatre ou cinq étoiles, on s'en fout, non?
Avis des membres
Fiche technique du livre
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- Genres
- Romans , Roman Étranger
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- EAN
- 9782264085429
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- Collection ou Série
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- Format
- Poche
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- Nombre de pages
- 264
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- Dimensions
- 181 x 110 mm
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8,30 € Poche 264 pages