Focus
100 fautes de français à éviter au quotidien
Publié le 06/06/2024 , par First Editions
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L’erreur est humaine, et nous faisons tous des fautes de français au quotidien. C’est que nos jours passés sur les bancs de l’école sont bien loin : souvent, la seule chose dont nous nous souvenons est que pour chaque règle il y a des exceptions… et que la dictée n’était pas notre épreuve préférée !
Voici enfin les règles à appliquer pour quelques unes de ces fautes les plus courantes.
Hormis l’interjection ah ! le problème qui se pose est le choix d’orthographie entre deux autres [a], homophones qui sonnent pareillement mais n’ont pas le même sens et surtout ont des orthographies différentes.
A
Le a sans accent vient de l’auxiliaire avoir à la 3e personne du singulier de l’indicatif présent. C’est l’auxiliaire indispensable à la phrase qu’il dirige. Pour s’assurer qu’il s’agit bien de lui, on peut remplacer le a par n’importe quelle autre forme temporelle : avait, aura, aurait, etc.
Il a une maison de campagne (il avait, aurait, aura).
Attention
Ne pas confondre les deux formes homophones du même verbe avoir : tu as et il a.
À
Le à avec accent, préposition locative ou à valeur de but, invariable, fait suite à un verbe de mouvement et, comme son nom l’indique, précède toujours un nom.
Je me rends à la mairie pour mes papiers d’identité.
On ne saurait dire :
Je me rends (avais) la mairie.
Ou il précède un verbe à l’infinitif :
Il a gagné à partir tôt.
On utilisera encore à entre deux nombres :
C’est une haie d’un à deux mètres de haut.
Heureusement que le @ commercial, dénommé arobase ou arrobase, qui a son signe (sigle) bien à lui, fait l’unanimité.
ET
Et est l’une des sept conjonctions de coordination invariables : on peut la remplacer par et puis car elle note un signe d’addition qui réunit deux mots ou propositions de même nature.
Elle peut avoir d’autres sens :
- L’opposition :
Il était venu à la messe pour se montrer et il se cache.
- L’enchaînement logique d’actions :
Il s’arrête, et on s’arrête.
- La conséquence :
Je me souviens des jours anciens, et je pleure.
- Une affirmation renforcée :
Et je veux, moi, que cela soit.
- Une exclamation :
Tu me voyais et tu ne venais pas !
EST
Est est la 3e personne du singulier de la conjugaison au présent de l’indicatif du verbe être (pour rappel : je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont).
Astuce
Au cas où on aurait des doutes, il suffit de voir si on peut remplacer le mot sur lequel on hésite par la forme du verbe être à un autre temps :
La robe de la mariée est belle et blanche (la robe de la mariée était…).
Test
- La cuisine de ma maison est propre et bien rangée.
- Le malade est fatigué par la chaleur et les visites.
- Le verre tombe et se casse.
Quand on rencontre ce ou c’ (élidé devant voyelle) devant un verbe, mais aussi devant un nom ou un pronom relatif, il s’agit de l’adjectif/pronom démonstratif. On peut alors le remplacer par ceci ou cela.
Ce livre.
Ce que j’entends là me déplaît fortement.
En revanche, on ne rencontrera se ou s’ (pronom personnel réfléchi) que devant un verbe, mais pas n’importe lequel, un verbe pronominal, ou dans une tournure impersonnelle : il se peut.
Il s’aime (il aime lui).
Il s’est fait mal (il a fait mal à soi, à lui-même).
Test
- Le sage se contente de ce qu’il a.
- Rien de ce qui est fait ne se fait aisément.
- Il se réveilla fort inquiet : c’était le jour de sa première dictée.
Astuce
Ce ou ceux ? Il s’agit du même outil démonstratif : le premier est au neutre singulier, l’autre au masculin pluriel. Il suffit de regarder le verbe avec lequel il s’accorde pour savoir comment l’écrire :
Ceux qui agissent.
Ce qui se fait de mieux !
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.
Voici bien des « la »… l’adverbe de lieu avec l’accent, l’article féminin ou le pronom personnel la, ou la forme verbale élidée l’a !
Là avec accent grave est l’adverbe marquant le lieu (ici) et parfois le temps (à ce moment-là).
Qui va là ?
Là, il interrompit sa lecture.
Le plus souvent, c’est entre les deux autres la que naît la confusion :
- Entre le pronom personnel féminin la en un seul mot et le pronom de rappel l’ élidé, accompagné de l’auxiliaire avoir à un temps composé et en deux mots :
Cette sottise la (elle) rend malheureuse.
Benjamin a désobéi ; son papa l’a puni.
- Et l’article défini la :
Allons à la fête !
Astuce
- La, pronom personnel (élidé ou non), se place toujours devant un verbe conjugué.
- La, article défini féminin, se place devant un nom. On peut, pour vérifier, le remplacer par l’indéfini une.
Test
- La lune surgit là, tout d’un coup.
- Le chat s’est brûlé la moustache ; la crainte du feu l’a tenu, depuis, éloigné du feu.
- La commande est bien arrivée.
- Je la vois.
- Il l’a retrouvée.
Dernier homophone…
Las ! (mis pour hélas !) nous nous en allons !
Pour découvrir les 100 fautes de français que tout le monde fait, mais plus pour longtemps, découvrez :