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Les nombres d'or
Publié le 12/08/2024 , par First Editions
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Le nombre d'or, environ 1,618, incarne une harmonie mathématique universelle depuis des millénaires, symbolisée par la lettre grecque (phi) en hommage à Phidias, le sculpteur du Parthénon. Appelé "divine proportion" par Luca Pacioli et "section dorée" par Léonard de Vinci, ce nombre mystérieux fascine les esprits par son infinie complexité décimale. Mais l'attrait des nombres ne s'arrête pas là. De la triade des vertus théologales aux sept merveilles du monde, en passant par les neuf Muses et les douze travaux d'Hercule, d'autres chiffres recèlent des mystères et des récits captivants que nous vous invitons à explorer. Ces nombres, chargés de symbolisme et d'histoire, vous révéleront des énigmes amusantes et des trésors de connaissance au fil de cet article.
3 comme les trois vertus théologales
Selon les chrétiens, Dieu accorde un certain nombre de vertus d’origine divine dites, à ce titre, vertus surnaturelles. Les trois vertus théologales, ou « savoir divin », nous viennent de Dieu, et ont Dieu pour objet principal. Données par le sacrement du baptême, elles sont réactivées par les actions accomplies tout au long de la vie. Ces trois vertus infusées par Dieu dans l’âme sont :
- La foi, qui permet au croyant de croire ce qu’Il a révélé et lui propose de le faire par l’intermédiaire de l’Église.
- L’espérance, qui permet au croyant d’attendre la vie éternelle promise aux serviteurs de Dieu.
- La charité, par laquelle le croyant aime Dieu pour lui-même au-dessus de toute chose et son prochain comme lui-même pour l’amour de Dieu.
4 comme les quatre vertus cardinales
Du nom de l’un des deux axes qui partageaient la ville romaine en deux grandes voies (le cardo et le decumanus), les quatre vertus cardinales sont le carrefour, le pivot de toutes les autres vertus. Données par Dieu au croyant afin de fortifier sa foi, de refuser les tentations et d’accomplir les actes justes, elles sont :
- La prudence : vertu qui dirige toute action vers son but légitime, afin que, réalisée suivant le principe du bien, cette action soit agréable à Dieu.
- La justice : vertu par laquelle le croyant rend à chacun ce qui lui est dû.
- La force : vertu par laquelle le croyant manifeste son courage au service de Dieu, afin de ne rien craindre, pas même la mort.
- La tempérance : vertu par laquelle le croyant réfrène ses désirs instinctifs et use des biens permis avec modération.
7 comme les Sept Merveilles du monde
Est-ce l’influence bienfaisante des Muses ? Sur les Sept Merveilles du monde, cinq appartiennent au monde culturel grec. Seuls les jardins suspendus de Babylone et les pyramides d’Égypte ne doivent rien à la Grèce. La liste des Sept Merveilles du monde aurait été dressée, au IIIe siècle av. J.-C. par Philon de Byzance. À jamais close, elle nous fait partager, ce qui, depuis la plus haute antiquité, est considéré comme une manifestation absolue du génie humain. En voici la liste :
- Les pyramides d’Égypte : elles sont la plus ancienne des merveilles et la seule à subsister. Tombeaux pharaoniques édifiés vers 2500 av. J.-C., la plus grande, celle de Khéops à Gizeh, fait 146 mètres de haut, celle de Khéphren 130 mètres, celle de Mykérinos 114 mètres.
- Les jardins suspendus de Babylone : jardins en terrasses situés près du palais de Nabuchodonosor et s’élevant de 23 à 91 mètres, ils auraient été édifiés par le roi pour plaire à sa femme, la reine Amytis, une princesse qui regrettait les montagnes verdoyantes de son pays d’origine, la Médie (Iran actuel), vers 600 av. J.-C., mais sont aussi associés à la reine Sémiramis.
- La statue de Zeus à Olympie : cette statue de 18 mètres de haut, œuvre du sculpteur Phidias, édifiée vers 450 av. J.-C., dominait le site des premiers jeux Olympiques. D’or et d’ivoire, elle représentait Zeus sur son trône, tenant d’une main un sceptre, de l’autre une Victoire (déesse ailée). Elle fut détruite dans l’incendie du temple qui l’abritait, au ve siècle de notre ère.
- Le temple d’Artémis (Diane) à Éphèse ou Artémision (aujourd’hui Selçuk, en Turquie, au sud d’Izmir) : temple en marbre de Paros, de plus de 122 mètres de long et orné de 100 colonnes de 18 mètres de haut. Sa construction, commencée vers 450 av. J.-C., dura cent vingt ans. Il fut incendié en 356 av. J.-C., reconstruit sur ordre d’Alexandre le Grand, puis mis à sac par les Goths en 262 av. J.-C. Il est définitivement détruit à la fin du IVe siècle par les empereurs romains chrétiens.
- Le mausolée d’Halicarnasse (aujourd’hui Bodrum, au sud-ouest de la Turquie) : construit sur l’ordre de la reine Artémise en mémoire de son mari, le roi Mausole de Carie (Asie Mineure) qui mourut en 353 av. J.-C. Il faisait 43 mètres de haut, était entouré de 36 colonnes et surmonté d’une pyramide et d’un quadrige de marbre. Il en reste quelques fragments dans des musées turcs et anglais et le nom «mausolée», après sa destruction au xive siècle dans un tremblement de terre.
- Le colosse de Rhodes : gigantesque statue de bronze représentant Hélios (ou Apollon), dieu du Soleil, ce géant de 36 mètres de haut se dressait à l’entrée du port de Rhodes, dans la mer Égée. D’une main, il brandissait, bras levé, une torche. Elle fut détruite par un tremblement de terre en 224 av. J.-C. Les débris demeurèrent sur place jusqu’au VIIe siècle. Les Arabes pillèrent alors Rhodes et revendirent les morceaux de bronze brisé. Selon une légende, il aurait fallu 900 chameaux pour les livrer à l’acheteur.
- Le phare d’Alexandrie : ce phare-forteresse en marbre fut édifié vers 270 av. J.-C. sur l’île de Pharos, d’où son nom, à l’entrée du port d’Alexandrie. Sa hauteur était d’environ 130 mètres répartis en trois étages, le premier carré, le second octogonal (à 8 côtés), le troisième rond. Des miroirs renvoyaient, la nuit, l’éclat d’un feu énorme, pour guider les navires entrant au port. Il fut détruit par un tremblement de terre en 1375.
9 comme les Neuf Muses
Poètes, guerriers, sculpteurs, tous sont inspirés par neuf déesses, filles de Zeus et de Mnémosyne (la Mémoire), chacune protégeant arts et sciences. Elles entourent Apollon de leurs chants et leurs danses, et ont chacune leur spécialité et leurs attributs:
- Calliope, dont le nom signifie «à la belle voix», est la Muse de la poésie épique. Ses attributs sont l’éloquence (pour les récits de combats et d’exploits), le stylet (pointe pour écrire), les tablettes (planches de bois recouvertes de cire sur lesquelles ont écrivait).
- Clio, dont le nom signifie «la célèbre», est la Muse de l’histoire. Ses attributs sont la couronne de laurier, la trompette (pour annoncer la gloire) et le rouleau de papyrus.
- Érato, dont le nom signifie «l’aimable», est la Muse de la poésie lyrique (sentimentale, parfois galante). Ses attributs sont la lyre et le plectre (petit instrument pour pincer les cordes).
- Euterpe, dont le nom signifie «la bien plaisante», est la Muse de la musique. Ses attributs sont la flûte et le hautbois.
- Melpomène, dont le nom signifie «la chanteuse», est la Muse de la tragédie. Son attribut est le masque tragique.
- Polymnia, dont le nom signifie «aux chants multiples», est la Muse du chant sacré, de la pantomime. Ses attributs sont les cothurnes (chaussures à hautes semelles que portaient les acteurs).
- Terpsichore, dont le nom signifie «dont la danse séduit», est la Muse de la danse. Son attribut est la lyre.
- Thalie, dont le nom signifie «la florissante», est la Muse de la comédie et de la poésie pastorale (amours de bergers, odes à la nature). Ses attributs sont le masque comique et la houlette (bâton de bergère).
- Uranie, dont le nom signifie «celle du ciel», est la Muse de l’astronomie. Ses attributs sont le globe terrestre et les instruments de mathématiques (compas, etc.).
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