Sélection
16 livres qui racontent l'Amérique
Publié le 20/04/2020 , par Lisez
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Si on vous dit Amérique, vous pensez grands espaces, road trip, mais aussi peut-être cinéma et New York City. Pays aussi fascinant que déroutant et dont la démesure ne cesse d'étonner, les États-Unis ont produit et produisent encore des écrivains de génie. Focus sur 16 livres - du roman à l'essai - qui chacun à leur manière racontent l'Amérique et ses habitants.
1. Beloved, de Toni Morrison (10/18)
2. Little Rock 1957, de Thomas Snégaroff (10/18)
3. Black America, de Caroline Rolland-Diamond (La Découverte)
Black America - Une histoire des luttes pour l'égalité et la justice (XIXe-XXIe siècle)
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4. Le déclin de l’empire Whiting, de Richard Russo (10/18)
5. Les Amazones, de Jim Fergus (cherche midi)
6. Opération âme errante, de Richard Powers (cherche midi)
7. Le chant des revenants, de Jesmyn Ward (10/18)
8. Un mariage américain, de Tayari Jones (Plon)
9. Les Optimistes, de Rebecca Makkai (Les Escales)
10. Les règles d’usage, de Joyce Maynard (10/18)
Les règles d'usage
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Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, sa mère part travailler et ne revient pas. Après une prise de conscience lente et terrible, Wendy et sa famille tentent de continuer à vivre. Son chemin mène la jeune fille en Californie chez son père biologique qu'elle connaît à peine. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle part alors à la découverte de ce qui l'entoure, faisant d'étonnantes rencontres : une mère adolescente, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune marginal qui recherche son frère. Ces semaines californiennes l'aideront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ?
" Une résilience littéraire extrêmement forte et infiniment touchante. " Sandrine Mariette,
Elle
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle D. Philippe
11. Le Bûcher des vanités, de Tom Wolfe (Robert Laffont)
Le bûcher des vanités - Un homme, un vrai - Bouquins
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Génie de la littérature américaine, Tom Wolfe a insufflé dans son oeuvre romanesque toute l'énergie du nouveau journalisme. Pendant un demi-siècle, il a dépeint avec un grand réalisme la " Comédie humaine " de l'Amérique contemporaine.
Le Bûcher des vanités est considéré comme l'un des plus grands romans des années 1980. Il décrit la chute vertigineuse d'un des " Maîtres de l'Univers ", golden boy new-yorkais parvenu au sommet du prestige social qui perdra tout à la suite d'un accident de voiture et du coma fatal de la jeune victime noire. Se déploie ici une fresque violente et drôle de la société américaine vue à travers les ambitions déçues ou accomplies des principaux protagonistes : journalistes, aristocrates de Manhattan, politiciens, juges et avocats, figures du ghetto noir du Bronx et du monde de l'art. Le livre illustre d'emblée les thèmes explosifs chers à Tom Wolfe : le poids des statuts, les inexorables tensions sociales et raciales, sous-tendus par une profonde interrogation philosophique sur l'essence même de la justice.
Le deuxième roman de l'auteur, Un homme, un vrai, plonge le lecteur dans les tréfonds de la haute société d'Atlanta. Son héros, Charlie Croker, ancienne vedette de football, est devenu un magnat de l'immobilier. À soixante ans, remarié à une femme à peine plus âgée que son propre fils, il tente désespérément de conserver son pouvoir malgré la banqueroute programmée de sa compagnie et la hargne des banquiers. Oeuvre visionnaire, tant l'univers de démesure décrit par le romancier résonne aujourd'hui avec la réalité même de l'Amérique incarnée par Donald Trump.
C'est tout le génie de Tom Wolfe d'avoir su très tôt percevoir et raconter les vices d'une époque gouvernée par le cynisme de l'argent, l'instrumentalisation des tensions communautaires et le culte du pouvoir viril.
12. Les États-Unis et le monde, de Maya Kandel (Perrin)
13. Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller (Robert Laffont)
14. La couleur pourpre, d'Alice Walker (Robert Laffont)
15. White, de Bret Easton Ellis (Robert Laffont)
White (Edition française)
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Que raconte White, première expérience de " non-fiction " pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. " Tout dire sur rien et ne rien dire surtout " pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, " ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ".
Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : " Patrick Bateman, c'est moi. " Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
P.G.
16. L'Amérique des écrivains, de Pauline Guéna et Guillaume Binet (10/18)
L'Amérique des écrivains Road trip - tome 1 Des grands Lacs à New York
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