Une saison pour les ombres : Le livre de R.J. Ellory

Grand format

Sonatine

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" Le froid arriva. Et puis le froid s'installa à jamais. "

1972, Nord-est du Canada. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l'hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines de fer. Les conditions de vie y sont difficiles. Au-delà du village, il n'y a rien. Juste une nature hostile, quelques ours, des loups. Aussi quand le corps d'une adolescente du village est découvert aux abords de la forêt, la gravité des blessures laisse-t-elle supposer qu'elle a été victime d'une bête sauvage. Ce sera en tout cas la version officielle. Et tout le monde prie pour qu'elle soit vraie. Mais, quelques temps plus tard, le corps d'une autre jeune fille est retrouvé.
Des années plus tard, de retour à Jasperville où il a passé son enfance, Jack Devereaux réalise que tout le monde se contente aujourd'hui encore des mensonges du passé, par peur d'affronter une vérité bien trop dérangeante.

Dans la droite ligne de Seul le Silence, RJ Ellory nous offre un roman troublant de beauté et d'émotion à classer sans conteste parmi ses plus grandes réussites.

De (auteur) : R.J. Ellory
Traduit par : Étienne Gomez

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Expérience de lecture

Avis des libraires

" Un grand et beau roman, ambitieux, qu'on dévore tout en en redoutant le dénouement. "
Télé Z
" Avec son talent qui n'est plus à prouver, Roger Jon Ellory nous offre un roman où les personnages complexes, mystérieux, taiseux se découvrent au fur et à mesure dans cette bourgade où le temps semble arrêté. "
Le Journal des Sables
" R.J. Ellory livre un roman troublant d'émotions, à classer sans conteste parmi ses plus grandes réussites. "
France Dimanche
" Du grand Ellory, dont les personnages ne sont plus des personnes mais des destins, leur futur frappé du sceau d'un passé qui poisse comme de la mélasse. "
Le Point
" Laissons-nous porter par la plume sombre et addictive d'un auteur qui, depuis Seul le silence paru il y a quinze ans, bâtit une œuvre incomparable. "
La Voix du Nord
" En virtuose, l'auteur du formidable Seul le silence (Le Livre de poche, 2010) joue des atmosphères glacées du Canada, des ténèbres et de vieux contes indiens. Frissons garantis! "
Psychologies
" Un polar glacial et palpitant ! "
Union Presse

Avis Babelio

cagouille75

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 3 semaines

Je referme le roman de R.J. Ellory dans une sorte d'état second.. je connais enfin le dénouement de cette histoire incroyable, de cette plongée au coeur du Canada, de Jasperville, cette ville qui semble à jamais maudite. Quel roman ! Roger capte l'attention du lecteur dès les premiers mots et l'entraîne dans un récit palpitant et foisonnant ... l'émotion est palpable à chaque page, l'atmosphère tendue et mystérieuse.. c'est une très belle réussite ! Lisez ce roman hors du commun et hors du temps.. vous ne serez pas déçu ! Nous sommes à Montréal en 2011, Jack reçoit un appel de Jasperville. Une ville qu'il avait laissée dans son souvenir, occultée (du moins il le croyait), bien cachée, ensevelie au plus profond de sa mémoire. Mais son passé le rattrape. Son jeune frère Calvis est en garde-à-vue pour une tentative d'homicide. Il n'a que lui, Jack se doit donc de retourner sur les terres de son enfance, lieu qu'il a tenté par tous les moyens possibles d'oublier, pour l'aider. Dès lors qu'il entreprend ce long périple pour se rendre sur place (ville que beaucoup surnomment Despairville (en anglais despair = désespoir), les souvenirs n'ont de cesse de le rattraper pour mieux le tourmenter. Jack se souvient alors de son arrivée sur place, en 1972, dans cette ville du Nord-est du Canada. Une région glaciale, hostile, inhospitalière, où l'hiver sur place dure plus de 8 longs mois. Pourquoi me direz-vous dans ce cas sa famille s'y est-elle installée cette année là ? Tout simplement parce que l'endroit était en pleine expansion grâce aux exploitations minières. Et que son père, Henri, y avait décroché un emploi. C'est ainsi que la famille, Henri le père, la mère, Juliette, Jacques et le beau père William y posent leurs bagages, bien décidés à prendre un nouveau départ. Mais la ville semble dotée d'une volonté propre et ne pas vouloir de ces habitants qu'on lui impose.. La nature hostile, les ours et les loups, tout semble se liguer pour rendre la vie des locaux extrêmement rude, ce qui ajoute à leurs conditions de travail éreintantes et laisse les hommes, maris, pères, harassés de fatigue à chaque fin de journée. Le quotidien des femmes n'est pas à envier non plus.. quant aux enfants... comment pourraient-ils bien s'occuper dans de tels lieux, grandir et s'épanouir ? La communauté est durement frappée lorsque le corps d'une adolescente est découvert aux abords de la forêt. La gravité et violence de ses blessures laissent à penser que l'auteur est une bête sauvage. Cette version officielle arrange bien les habitants qui ne cherchent pas vraiment à en savoir plus. Et la société minière n'est pas d'une grande aide non plus, le shérif étant seul, et la moindre demande officielle semblant prendre un temps infini. Quelque temps plus tard, le corps d'une autre jeune fille est retrouvé et une peur primale, viscérale s'empare de la population. Personne n'ose poser de question ni remettre en doute la version officielle d'une attaque de bête sauvage.. mais rien ne sera plus comme avant. Jasperville, lieu maudit, grimpe encore d'un cran dans la paranoïa collective.. des lieux oubliés de Dieu, peuplés d'habitants que personne ne semble pouvoir sauver de leur sort. 2011 de nouveau. Jack se remémore le passé, toute cette peur, les jeunes filles qui ont perdu la vie, la volonté d'un ailleurs, des rêves du jeune homme. C'est pour cela que Jack (Jacques) avait fui, sans se retourner. Mais 26 ans plus tard son passé semble vouloir se confondre avec son présent. Bien décidé à aider son frère Calvis en proie avec la justice, il prend conscience qu'il doit lever le voile sur les meurtres survenus tant d'années auparavant, et qu'il ne trouvera la paix qu'après l'avoir fait. Vous l'aurez compris ce roman est juste bluffant ! J'ai tout aimé. Le personnage de Jack, un homme en proie aux tourments de son passé, revenant sur les lieux de son enfance. La vérité qu'il cherche à débusquer mais qui pourrait bien ne pas plaire à tout le monde. Ce héros sur le fil, que nous avons peur de voir basculer dans la folie.. entre présent, passé, et souvenirs. Mais également l'ambiance du récit. Le flou est qui perpétuellement maintenu entre ce qui semble réel et ce qui ne l'est peut être pas. Et cette ville, personnage à part entière. Ce lieu qui semble rendre fou ses habitants.. La nature froide, hostile, des lieux avec ses animaux sauvages semblants prêts à bondir et à se repaitre de quiconque s'aventurerait la nuit, seul, un peu trop loin des lieux fréquentés. Roger nous livre un roman extrêmement puissant, dur, oppressant voire hypnotique à plusieurs moments de l'histoire. Nous sommes en quasi apnée pour certains passages, dans l'attente de la prochaine découverte du héros. Un texte très travaillé à l'intrigue finement nouée dotée de personnages à la psychologie complexe et torturée. Une histoire brillante de par l'intelligence de sa construction et la force de son récit nous livrant le destin tragique et poignant de cette famille qui souhaitait simplement un avenir meilleur en s'installant à Jasperville. Le frère de Jack a-t-il sombré dans la folie ? Notre héros qui semble osciller, entre présent et passé n'est-il pas en train de se perdre ? Cette ville est-elle maudite comme beaucoup l'affirme ? Jack, en tentant d'aider son cadet mais assailli par les démons de son passé ne risque-t-il pas de perdre son âme ? Il y a 25 ans notre héros a fui, laissant son petit frère et son amour de jeunesse. A travers ce récit beaucoup de questions surgissent. Peut-on vraiment fuir son passé et son histoire ? Est-il possible pour Jack de trouver une forme de rédemption en faisant la lumière sur les histoires sordides survenues ? Jack a-t-il eu raison de tout laisser derrière lui ? N'est-il pas passé à côté de son existence ? Une formidable histoire sur la nature humaine et ses travers et sur l'amour, et les liens indéfectibles que cela tisse. A ne surtout pas rater. Un pur régal de lecture.

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cleophas35

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Je découvre RJ Ellory avec Une saison pour les ombres. C'est plutôt une bonne surprise, avec un roman qui dépasse un peu les codes habituels du thriller. J'ai été touché par l'évocation du Québec que je connais bien et par celle des petites villes du grand nord que je ne connais pas. Il y a certes quelques facilités littéraires et une construction un peu répétitive, je n'ai pas été totalement convaincu par le portrait psychologique de Jack , mais je dirais malgré tout que ce livre est un bon roman et que j'ai passé un bon moment de lecture. Nous sommes dans le grand nord du Québec, dans une cité minière totalement artificielle de quelques milliers d'habitants. Dans ce monde inhospitalier, des jeunes filles meurent tragiquement, mais à un rythme assez espacé pour qu'on ne s'en soucie pas vraiment. En parallèle nous suivons l'évolution de Jacques/Jack, et de sa famille, sur qui pèse un destin tragique et lamentable…

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Emysbook

4.00 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Jasperville. Ou la ville où tout le monde semble sombrer dans un abysse, dans un puy sans fond. Un puy tragique qui ne laisse place qu’à l’alcoolisme, à la peur, la paranoïa, le mal… Quel mal se trouve à Jasperville ? Pourquoi des filles meurent sans que personne ne se doute de rien ? Au début de l’histoire j’ai eu du mal à cerner ou l’auteur souhaitait en venir avec Jasperville. On retourne beaucoup dans le passé. On suit Jacques qui 26 ans après avoir quitté la ville se doit de retourner dans ce coin perdu pour aider son frère Calvis qu’il a lâchement abandonné pour fuir le brouillard qui enlise les âmes de cette ville. Au fil des chapitres j’ai compris que l’auteur aimer miser sur l’ambiance, sur l’environnement et la psychologie des personnages pour comprendre finalement l’histoire qui s’est tissé dans cette ville qui cause davantage de malheur que de bonheur. En d’autres termes, rien ne sert de fuir son passé il finit toujours par vous rattraper. Le roman est devenu addictif et j’ai décorée les dernières pages pour avoir le fin mot de l’histoire. Une belle découverte bien que le début été difficile !

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domi_troizarsouilles

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

J’ai lu ce livre pour deux raisons. D’une part, il fait partie de la sélection Thriller pour le prix Livraddict 2024 ; pour autant, il n’est pas parmi les quelques titres que j’avais prévu de lire en priorité. D’autre part, et cela a été décisif : j’ai lu récemment « Norferville » de Franck Thilliez dans le cadre d’un book club (aussi sur Livraddict) ; or, parmi les propositions de livres présentant des similitudes (que ce soit dans les personnages, l’intrigue et/ou le décor), celui-ci a été cité plusieurs fois. Ainsi, après une brève hésitation, j’ai décidé de m’y lancer quand même, sachant aussi que je n’avais encore jamais lu cet auteur, même si quelques titres sont dans ma wish-list. Cela dit, à part le fait que les deux histoires ont lieu dans des villes isolées et loin de tout, dans le Grand nord canadien, là où il fait plus froid que froid et où règne le wendigo, il n’y a quasi aucun autre point commun. Évidemment, je ne vais pas passer mon temps à comparer les deux livres, ce n’est pas du tout le but de ce commentaire ! (et ceux qui me suivent savent que je n’aime pas du tout comparer des livres) Cela dit, je dois bien reconnaître que, indéniablement, cette autre lecture assez récente ne peut que m’influencer d’une façon ou d’une autre sur cette lecture-ci. Bref, ici, nous rencontrons Jack, un homme dans la quarantaine, dont le boulot consiste à enquêter là où ont eu lieu des incendies, qu’ils soient criminels ou non – travaillant ainsi un peu comme un pompier, comme un assureur ou comme un flic, sans être aucun des trois. Il a un seul ami qui se trouve aussi être son collègue habituel, une partenaire pour qui il n’a pas vraiment de sentiments, et il ne se livre jamais sur rien, et surtout pas sur son passé. Jusqu’au jour où il reçoit un appel d’un policier, du fin fond d’une ville qu’il aurait voulu oublier : Jasperville, loin dans le Grand Nord canadien, où il a grandi. Il apprend que son frère Calvis, dont il n’avait plus aucune nouvelle depuis très longtemps, aurait commis une tentative de meurtre sur un homme de la ville et serait considéré comme potentiellement fou et dangereux. Or, Jack est l’ultime famille « saine » restante de Calvis : il est donc invité à se rendre à Jasperville pour trouver une solution à l’imbroglio dans lequel s’est fourré son frère. Cependant, Jack avait quitté Jasperville à l’âge de 19 ans, c’est-à-dire 26 ans auparavant ; cette ville qu’il considère comme maudite, où il a grandi tout en voyant sa famille se déliter, dans l’ombre d’un père de plus en plus taciturne et alcoolique, tandis que diverses jeunes filles étaient tuées au fil des ans, sans qu’aucune enquête soit jamais menée dans ce trou perdu du bout du monde. On découvre les événements dans une alternance de chapitres : dans un sur deux, l’auteur nous raconte la vie actuelle de Jack, ses premières réactions quand il apprend l’état de son frère Calvis, puis sa décision de partir « là-bas », son voyage, et sa réappropriation des lieux de son enfance qu’il aurait voulu ne jamais revoir ; tandis que dans l’autre sur deux, on nous raconte l’enfance de celui qui s’appelait alors Jacques, sa vie de famille, et ces événements qui ont fait que, peu à peu, Jasperville est devenue pour lui (et pour d’autres) un véritable enfer, au point que certains l’appellent ironiquement « Despairville » (sachant que, à la base, « Jasper » est une déformation de l’expression – en français, oui, oui ! - « J’espère ») : ville de l’espoir… devenue désespoir ! Alors, ma première impression, c’est que ce thriller est extrêmement lent, et relève bien davantage d’une analyse psychologique des personnages jusque dans les moindres détails, alors que les morts (car, vu qu’il n’y a ni enquête ni rien au moment des faits) ne semblent qu’anecdotiques dans l’ensemble, même si chacune a droit à l’un de ces chapitres en alternance. Paradoxalement, cette façon de faire ne rend pas particulièrement les personnages attachants : Jack m’a même semblé quelque chose comme un « sale type », lui qui a abandonné tout et tout le monde 26 ans auparavant, malgré des promesses que, dès lors, il n’a pas pu tenir. Cette désertion l’a rendu comme absent à lui-même, se contentant de survivre plutôt que vivre pleinement : comme je disais plus haut, il n’a qu’un ami, en fait un collègue ; il semble se foutre complètement de sa partenaire, d’ailleurs il n’a pas tenu une pseudo-relation plus de deux ans ; et personne ne sait rien de lui, « sujet » qu’il évite d’ailleurs autant que possible ! Les autres personnages sont à peine mieux lotis : le sergent Nadeau, par exemple, le policier actuellement en charge à Jasperville, parle un peu comme une machine ; les habitants qui vivent là sont durs et peu enclins à socialiser (à quelques exceptions près) ; certains se souviennent de Jack quand il s’appelait encore Jacques, ou de sa famille délitée, mais sans plus. Ainsi, c’est davantage à travers les personnages, tous plus désolés (dans le sens de « désert et triste », selon Le Robert) les uns que les autres, que l’auteur fait ressentir ce sentiment d’abandon absolu que l’on peut vivre en un lieu tel que Jasperville. Le froid, oui, il est aussi présent… mais paradoxalement, moins que dans « Norferville » précité – peut-être parce que l’auteur en parle, et plus d’une fois, mais d’une façon descriptive un peu détachée, qui ne donne dès lors pas l’impression au lecteur d’être immergé dedans. En même temps, il est assez évident que ce n’est pas là l’essentiel du propos de l’auteur. On est bien davantage dans une évolution psychologique du personnage principal qu’est Jack, tout en expliquant son passé à Jasperville comme autant de flashes-back un chapitre sur deux comme je disais ; une véritable introspection, engluée dans une montagne de culpabilité que va faire naître son retour à Jasperville. C’est qu’il considère avoir abandonné son frère Calvis, dont il était pourtant si proche, mais qu’il a laissé « seul » face à un père de plus en plus aigri, dans un lieu du bout du monde dont personne ne peut ressortir sans peine, ou bien on y devient fou. Mais aussi, il se rend compte qu’il est peut-être temps de faire la lumière sur les morts de ces jeunes filles, survenues au fil de toutes ces années où il vivait à Jasperville, et même ensuite, une véritable « enquête » que Calvis lui-même s’est employé à faire au risque d’y perdre la raison, et que Jack ne va pouvoir s’empêcher de reprendre, en espérant y mettre plus de rationalité, tout en considérant son besoin de réponses comme un chemin de rédemption… Avant de conclure, je dois quand même mentionner un petit point qui m’a titillée, et qui éloigne définitivement ce livre d’un « Norferville » ou de « Le dernier festin des vaincus » d’Estelle Tharreau, qui se passe aussi dans un contexte similaire : ville minière artificielle et complètement isolée du Grand Nord canadien… (et qui fait aussi partie de la sélection pour le prix Livraddict, mais celui-là en catégorie Policiers) : c’est que, à part la légende du wendigo ou les monts brumeux que l’on peut voir en permanence depuis Jasperville, et que les Premières Nations ont nommé les « monts maudits », il n’est quasi jamais fait allusion à ces Premières Nations, dans le sens où pas un personnage n’en fait partie, pas une ville ou un village n’est plus ou moins proche de Jasperville (or, ça a beau être isolé, on sait que les réserves ont été repoussées justement dans ces lieux reculés de tout !). J’ai bien compris que cet aspect-là ne fait pas partie des éléments que l’auteur voulait développer dans ce roman-ci, mais j’ai trouvé dommage, surtout après la lecture des deux autres livres précités, que l’auteur n’y ait pas fait la moindre allusion autre qu’anecdotique, un peu comme si « ces gens-là » n’existaient pas vraiment, si ce n’est à travers des vieilles légendes tout juste bonnes à faire peur. C’est dommage… et je l’ai peut-être un peu ressenti comme un manque de respect envers ces Premières Nations… Mais bon, je le répète : ma lecture préalable des deux autres livres précités influence bien évidemment une telle perception ! On a donc là un thriller bien sombre, plus proche du pur roman noir que d’un thriller avec enquête. Les morts des jeunes filles, et la résolution de ces morts inexpliquées, sont certes le « cœur » du livre, mais semblent paradoxalement presque anecdotiques, comme un prétexte non pas à une enquête (qui arrive d’ailleurs très tard dans le livre, et n’a rien de très officiel, au contraire !), mais bien davantage au chemin introspectif que va vivre notre personnage principal. Je ne peux pas dire que j’aie beaucoup aimé, d’autant plus que ledit personnage principal ne m’a jamais semblé sympathique, mais je peux reconnaître qu’il se dégage de ce roman une impression de grande force, et une maîtrise au couteau de l’analyse psychologique de certains personnages choisis, dans un contexte dont toute la difficulté est bien rendue en continu : je salue donc cette prouesse, malgré toutes mes réserves !

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Fiche technique du livre

  • Genres
    Policiers & Thrillers , Thrillers
  • EAN
    9782355849909
  • Collection ou Série
  • Format
    Grand format
  • Nombre de pages
    408
  • Dimensions
    221 x 142 mm

L'auteur

R.J. Ellory

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25,00 € Grand format 408 pages